Une étude révèle qu’une majorité d’internautes connaît mal Bitcoin, même lorsque ceux-ci l’utilisent couramment.

#FinTech : le bitcoin reste un sujet méconnu

Janne Lindqvist, professeur assistant en ingénierie électrique et informatique à l’université américaine de Rutgers, a décidé d’interroger dix utilisateurs de Bitcoin et dix personnes ne s’en étant jamais servi pour connaître l’étendue de leurs connaissances, leurs attitudes et leurs opinions sur le sujet. Parmi elles, une seule a été en mesure de le définir en détails, soit de parler de la chaîne de traçabilité publique de chaque bitcoin créé.

Une majorité des personnes interrogées qui n’avaient jamais utilisé Bitcoin ont avoué qu’elles ne connaissaient pas assez (voire pas du tout) le système pour penser l’utiliser. Certains n’en avaient jamais entendu parler, d’autres s’en remettent à une incompréhension totale de quelque chose d’informatique régi par « un énorme algorithme ».

Mais ce qui ressort particulièrement de cette étude est la surestimation de la capacité de Bitcoin à garantir l’anonymat et la sécurité. Si les transactions sont effectivement vérifiées par un système aléatoire en peer-to-peer, elles sont répertoriées depuis la naissance du logiciel dans un document public et traçables sans effort.

Enfin, le bitcoin n’est pas, au contraire des autres monnaies, l’incarnation de l’autorité d’un Etat, d’une banque ou d’une entreprise. Alors que les sondés se réjouissent de pouvoir utiliser un procédé plutôt anti-système, la plupart d’entre eux désireraient que les gouvernements mettent en place des assurances pour ces échanges...

Rédigé par Anna Bochu
Journaliste