La start-up new-yorkaise Slice vient d’annoncer le lancement de son service d’assurance à la demande adapté aux besoins des professionnels de l’économie collaborative.

L'économie collaborative se dote aussi d'assurance à la demande

Metromile, Sure., Trov… On ne compte plus les start-ups proposant des services d’assurance à la demande. Slice, une jeune pousse new-yorkaise créée il y a un an, s’est elle aussi lancée sur ce marché prometteur en proposant des services d’assurance à la carte, mais avec un positionnement original. Sa cible : les travailleurs de l’économie collaborative.

Les polices d’assurance traditionnelles, souvent coûteuses et exigeant une souscription longue durée, ne correspondent plus aux besoins des professionnels de l’économie de partage. Ainsi, les chauffeurs d’Uber ou les hôtes AirBnB n’ont besoin d’être couverts que lorsqu’ils exercent leur activité professionnelle et souvent sur une très courte durée ; par exemple lors d’un trajet de quelques minutes ou le temps de louer leur propriété pour quelques jours. 

Slice souhaite répondre à ces nouveaux besoins. Après avoir réussi une levée de fonds de près de 4 millions de dollars en mars dernier, la start-up vient d’annoncer le lancement de son service d’assurance à la demande pour les hôtes utilisant des plateformes comme AirBnB ou Homeaway. En quelques clics via l’application Slice, ces hôtes pourront souscrire à une assurance professionnelle pour la durée exacte pendant laquelle ils souhaitent être couverts contre d’éventuels dommages causés par des clients. Le coût de l’assurance s’étend de quatre à sept dollars la nuit, la propriété pouvant être couverte jusqu’à une limite de 2 millions de dollars.

Slice a obtenu la licence d’assureur dans plusieurs États américains et souhaite déployer son service sur l’ensemble du territoire, avant de développer une offre spécifiquement dédiée aux chauffeurs de compagnies de transport comme Uber ou Lyft. Gageons qu’en choisissant de cibler un marché aussi important que celui de l’économie collaborative aux Etats-Unis, qui dénombre 45 millions de travailleurs en 2016, la start-up new-yorkaise a de beaux jours devant elle. 

Rédigé par Camille Daudet
Journaliste