La start-up Paycar développe une alternative aux chèques de banque pour faciliter la vente de voitures d’occasion. Explications.

Paycar facilite le paiement de voitures d’occasion

Quand j'ai vendu mon véhicule d'occasion il y a deux ans, je me suis rendu compte de l’importance de la question du paiement”. C’est ainsi que Vincent Marty-Lavauzelle a eu l’idée de lancer sa start-up Paycar. Il avait trouvé un acheteur sur un site de petites annonces sur internet et lu partout que le chèque de banque était le moyen de paiement à privilégier. Mais encore fallait-il pouvoir vérifier la fiabilité de ce morceau de papier. Or, difficile d’appeler une banque “samedi après-midi, dimanche ou le soir en semaine, quand les gens sont disponibles” pour vendre leur voiture, poursuit le cofondateur de Paycar, au Demo Day organisé par l’accélérateur Fintech de L’Atelier. La difficulté est telle que le paiement serait la première source d’angoisse quand on vend un véhicule d’occasion”, si l’on en croit un sondage réalisé par l’entreprise auprès de 1000 personnes qui se sont séparées de leur automobile. Pour y remédier, la jeune pousse propose à l’acheteur de verser les fonds sur le compte Paycar du vendeur, bloqué le temps de faire les vérifications qui s’imposent et d’achever la transaction.

 

 

La jeune pousse se rémunère de deux manières. “Le service est facturé 20 euros pour l’acheteur et 20 euros pour le vendeur, soit 40 euros par transaction”, précise Vincent Marty-Lavauzelle. L’autre source de rémunération est indirecte. “Les sociétés de financement, les assureurs s'intéressent à ce que l'on fait parce qu'on intervient au moment clef du changement de véhicule qui aujourd'hui est très peu adressé”, explique le CEO de la jeune pousse. Paycar peut donc permettre à ces entreprises de proposer assurance, extension de garantie ou encore financements sur la plateforme, moyennant rétribution.

 

Rédigé par Sophia Qadiri
Journaliste