Entre acquisitions de startups et partenariats avec les géants du web, les compagnies d’assurances ne se donnent pas de limites concernant les possibilités d’accélérer leur transformation digitale.

Le secteur de l’assurance investit massivement vers le numérique

59% de cadres dirigeants du secteur de l’assurance estiment que la concurrence pourrait faire l’acquisition de startups d’ici 3 ans. La raison ? Selon l’étude réalisée par Accenture dont est tiré ce chiffre, elle résiderait dans une véritable volonté des assurances d’accéler leur transformation digitale. En effet, sur les 141 assureurs issus de 21 pays différents, 47% des dirigeants pensent que ces startups appartiendront au domaine de la télématique, 43% à celui des comparateurs et 38% au traitement analytique des données. Cet avis est, par ailleurs, principalement motivé par le fait que ces compagnies d’assurance sont elles-mêmes familières de l’acquisition de startups puisque 43% avouent avoir déjà ou être sur le point d’acquérir ou d’investir dans ce type d’entreprises.

Et ce secteur semble prêt à véritablement se “lancer dans le bain” du numérique et, pour cela, 3/4 des assureurs intérrogés expliquent vouloir développer plus de partenariats de distribution. Et surtout, plus étonnant, ceux-ci envisageraient de s’associer à de grands noms du secteur technologique comme c’est le cas de Google ou encore de Facebook. Pour Fabrice Gardette, directeur exécutif en charge de l'activité de conseil pour le secteur Assurance chez Accenture, ces chiffres indiquent clairement que "les technologies numériques vont progressivement faire disparaître les frontières entre les différentes industries".

Mais si les investissements semblent une priorité pour ce secteur, avec 47 millions de dollars attendus pour les compagnies d'assurances s'attachant aux incendie, accidents et risques divers et 40 millions pour les assurances vie, seuls 22% des assureurs interrogés pensent voir une véritable transformation grâce à ceux-ci. 60% expliquent d'ailleurs que c'est plus dans une volonté "exploratoire" qu'autre chose. D'ailleurs, 21% d'entre affirment n'avoir pas encore mis en place une stratégie digitale.

Rédigé par Aurore Geraud
Responsable éditoriale