Fintech

La blockchain, nouveau garant de transparence et de confiance pour les associations ?

  • 13 Avr
    2018
  • 2 min

L'ONG Alice utilise les « smart contract » pour geler les dons jusqu'à ce l'organisme de charité bénéficiaire puisse démontrer l'impact réel de ses actions.

Les Français ont généralement une bonne image du monde associatif. Ils sont en effet 54% à avoir confiance dans les associations et fondations faisant appel aux dons. Il n'en va cependant pas de même au Royaume- Uni où la confiance envers les organismes de charité a considérablement baissé au fil des divers scandales. En effet, selon un rapport publié en 2016 par UK Fundraising, la confiance dans les organisations caritatives serait passée de 6,7 sur 10 en 2014 à 5,7 en 2016. Chiffres qui auraient inspirés la création de l'organisation à but non lucratif Alice qui utilise la blockchain pour donner plus de transparence aux transactions issues des dons et matérialiser concrètement les actions et leurs impacts sur l'objectif annoncé. Cela présente le double avantage de rassurer les donneurs, et donc d'en encourager d'autres à faire de même, et de faciliter et sécuriser les opérations de paiement pour l'organisme. L'idée d'Alice est d'inverser le processus en échelonnant le paiement des dons reçus en fonction des réalisations effectuées. Pour ce faire, l'ONG utilise la blockchain Open Source Ethereum qui permet que chaque étape soit vérifiée par un tiers. Ici, c'est la Greater London Authority qui a été habilitée à endosser ce rôle. La blockchain assure donc la sécurité pour chaque partie mais joue également le rôle de tremplin pour les projets.

Rédigé par Théo Roux