Fintech

La blockchain au service des réfugiés

  • 28 Mar
    2018
  • 2 min

Start-up et plateformes de gouvernance 2.0 sont de plus en plus nombreuses à inclure les quelques 65 millions de personnes déplacées via la technologie blockchain.

Fondée en 2014, Bitnation est une organisation holocratique basée sur la blockchain Ethereum. Parmi ses projets, le BRER, Bitnation Refugee Emergency Response : un programme d'aide humanitaire déployé depuis bientôt trois ans en faveur des réfugiés, en réponse à la crise migratoire en Europe. Bitnation propose deux solutions : un système d'identification grâce à une carte d'identité numérique d'urgence stockée sur la blockchain, présentée sous forme de QR code (pour permettre aux individus démunis de pièce d'identité officielle de prouver cryptographiquement leur existence et leurs relations familiales) ; ainsi que des cartes de débit destinées aux populations débancarisées. L'objectif ? Fournir des solutions politiques et économiques aux réfugiés. Une mission que s'est également donné ExsulCoin, en créant une plateforme basée sur la blockchain et destinée aux réfugiés. Ladite plateforme leur permettra d'être soutenus financièrement, de bénéficier d'une formation professionnelle ou linguistique en ligne - le tout via une cryptomonnaie portant le nom de la start-up. Si l'idée n'est pas tout à fait nouvelle, elle prend de plus en plus d'ampleur. Des start-up comme MONI ou AID:Tech utilisent également la blockchain pour offrir des solutions semblables d'identification et de transactions financières. Il y a quelques mois, une organisation non gouvernementale annonçait s'apprêter à déployer le même projet d'identification via la blockchain à destination des Rohingyas qui fuient les violences en Birmanie (Rohingya Project). À New-York, Blockchain for Change a quant a elle lancé Fummi, une application permettant aux sans domicile fixe de jouir d'une identité officielle et de faire valoir leurs droits sociaux auprès des organismes gouvernementaux.

Rédigé par Marie-Eléonore Noiré