Fintech

Toujours plus d'investissement pour les FinTech !

  • 03 Août
    2018
  • 2 min

Le cabinet d'audit KPMG vient de publier son rapport biannuel sur l'investissement dans les FinTech, au moment où le Trésor américain rend ses conclusions sur le système financier local. Analyse.

Les FinTech font déjà partie du quotidien de beaucoup. Que ce soit pour créer son entreprise grâce à un microcrédit en Afrique, pour payer à San Francisco via un portefeuille électronique ou faire des économies grâce à son smartphone. Ces start-up financières connaissent une belle évolution. D'après l'étude « The Pulse of Fintech » du cabinet d'audit KPMG, 31 milliards de dollars d'investissement leur ont été dédiés en 2017 contre 25 milliards en 2016. La nouvelle édition de cette étude vient de paraître et montre l'ampleur de cette croissance qui ne faiblit pas. Sur la première moitié de l'année 2018, 57,9 milliards de dollars ont été investis dans des FinTech sous forme de levées de fonds ou d'acquisition. Un montant record qui s'explique par deux deals en particulier (sur 875), les quatorze milliards de dollars levés par Ant Financial (la branche financière du géant chinois AliBaba) et l'acquisition de WorldPay un leader du paiement par un autre, Vantiv, pour 12,9 milliards de dollars. C'est en Amérique du Nord qu'ont eu lieu la majorité de ces investissements (504 deals) pour un montant total de 14,8 milliards de dollars, une somme inférieure au 26 milliards investis en Europe (pour 198 transactions) et au 16,8 milliards en Asie (avec 162 deals). Les États-Unis ont accueilli à eux seuls près de la moitié des levées de fonds et des acquisitions (427), preuve s'il en faut encore que le pays reste une terre de Fintech. Le Trésor américain se soucie d'ailleurs de ne pas perdre ce qualificatif dans son rapport récemment publié, intitulé « Un système financier qui crée des opportunités économiques - Institutions financières non bancaires, Fintech et innovations ». Pour entretenir un climat favorable aux FinTech, le département exécutif recommande notamment d'« adapter les approches réglementaires aux changements dans l'agrégation, le partage et l'utilisation des données financières, et soutenir le développement de technologies compétitives clés ». Ainsi que de « tenir compte des nouveaux modèles d'affaires rendus possibles par les technologies financières », sans oublier de « promouvoir une approche de la réglementation permettant une expérimentation responsable du secteur financier, améliore l'agilité réglementaire et fait progresser les intérêts américains à l'étranger ». Un conseil qui semble judicieux dans le contexte concurrentiel mis en lumière par l'étude de KPMG.

Rédigé par Sophia Qadiri