Fintech

L'employeur, nouvelle porte d'entrée des services financiers ?

  • 18 Juin
    2018
  • 2 min

Les entreprises fintech et les banques n'ont pas le monopole de la finance personnelle : aujourd'hui, de plus en plus d'employeurs traditionnels se positionnent sur le marché, notamment au titre de leur responsabilité sociale.

Au-delà de la santé physique et émotionnelle de leurs employés, certains employeurs souhaitent également désormais prendre en charge leur bien-être financier. En partenariat avec des acteurs fintech, de grandes entreprises issues d'autres secteurs déploient maintenant des outils pratiques, pédagogiques et de conseil destinés à leurs travailleurs. Walmart par exemple, en partenariat avec Even Responsible FInance et PayActivautorise désormais les près d'un million et demi d'Américains qu'il emploie à accéder à leur salaire avant le jour de paie prévu. Cette avance permet aux salariés de minimiser les frais bancaires mensuels liés à l'utilisation de leur(s) carte(s) de crédit (le solde de leur carte devant être remboursé en temps et en heure, sous peine de pénalités, qui se manifestent généralement par des taux d'intérêts élevés). De son côté, la start-up SoFi propose aux entreprises des outils de gestion de la dette étudiante (qui représente, en 2018, plus d'un milliard de dollars aux États-Unis) afin que leurs équipes atteignent leurs objectifs financiers personnels plus rapidement. Dans la même veine, Brightside a été lancée il y a quelques semaines afin de lutter contre le stress financier, qui est l'une des principales causes de perte de productivité au travail, et qui génère également de l'absentéisme et des problèmes de santé. La start-up offre un suivi personnalisé à chaque employé, avec une application mobile et des conseillers financiers utilisant des méthodologies reposant sur la science comportementale. L'objectif est d'assister au mieux chaque individu dans ses décisions financières. Des services appréciés par la population, au sein de laquelle la dette moyenne d'un foyer s'élève à plus de 130 000$.

Rédigé par Marie-Eléonore Noiré