Fintech

Le paiement mobile favorise l'inclusion financière

  • 20 Août
    2018
  • 2 min

L'usage des téléphones portables pour le paiement en magasin et sur internet sera l'un des moteurs de l'inclusion financière selon une récente étude de Juniper Research.

Le nombre de personnes débancarisées, autrement dit qui ne disposent pas d'un compte en banque, reste élevé. D'après un rapport de la banque mondiale d'avril 2018, ils seraient 1,7 milliard d'adultes à être concernés. Pourtant, deux-tiers d'entre eux sont propriétaires d'un téléphone portable qui pourrait les aider à accéder à des services financiers. La technologie est en effet clé. Selon une récente enquête du cabinet de conseil et d'études Juniper Research, le mobile continuera à favoriser l'inclusion financière : le nombre de paiements mobiles marchands par des individus non bancarisés passera ainsi de 1,8 milliard par an en 2018 à 3,8 milliards en 2023. Le Kenya, où la solution M-Pesa a été pionnière et est désormais utilisée par 70% de la population, et l'Inde, où les portefeuilles virtuels sont tout aussi populaires et pourraient concerner 80% de la population urbaine d'ici à 2022, seront moteurs pour les services aux commerçants. D'ici 2023, les paiements mobile marchands au Moyen-Orient et en Afrique atteindront plus de seize milliards par an, d'après Juniper Research. L'étude, cite Mastercard comme un innovateur clé du secteur grâce à son produit Masterpass QR-code qui remplace l'usage du sms. L'entreprise ambitionne de connecter quarante millions de commerçants (TPE et PME) à son réseau de paiement d'ici à la fin de 2020. Une bonne manière de faire reculer l'exclusion financière. Dans les pays développés aussi, les paiements mobiles ont de beaux jours devant eux. Y compris pour acheter en magasin. Selon des rumeurs persistantes, l'application Zelle (lancée par trente banques et institutions financières aux États-Unis), qui permet d'envoyer de l'argent à des particuliers (comme Venmo ou Cash de Square), s'ouvrira aussi aux petites entreprises (salons de coiffure ou jardiniers par exemple). Contrairement aux initiatives kenyanes ou indiennes, l'application nécessite cependant d'avoir un compte bancaire.

Rédigé par Sophia Qadiri