Fintech

Quand la technologie adresse l'éducation financière des jeunes

  • 19 Juin
    2018
  • 2 min

Les Américains surestiment leurs connaissances en matières financières selon une récente étude. Des start-up souhaitent les aider à en acquérir dès le plus jeune âge.

44% des Américains sondés estiment disposer d'une très bonne voire même d'une excellente éducation financière, d'après une récente étude du cabinet de recherche Raddon. Pourtant, moins de la moitié d'entre eux ont réussi un test attestant de leurs compétences en la matière. Aux États-Unis, 84% des consommateurs n'ont jamais pris de cours de finances ou eu accès à une forme d'éducation financière. Or, les Fintech comme les banques ont tout à gagner à traiter avec des clients mieux renseignés. C'est la raison pour laquelle nombreuses sont celles qui promulguent conseils et assistance en marge d'un autre service. Exactement comme Credit Karma ou Mint aident leurs utilisateurs à améliorer leur credit score et donc leur solvabilité. Et parce qu'« on apprend mieux quand on est jeune » (une idée reçue ?), des start-up s'adressent directement aux enfants et adolescents pour leur enseigner les bases de la finance, par la pratique. Ainsi, Skratch se dédie aux lycéens à la recherche de petits boulots (promener le chien, emballer les cadeaux de Noël, entraîner une équipe...). L'application leur permet de trouver un job et d'être payé via la plateforme en deux à trois jours. Une manière pour ces jeunes de se confronter à l'idée du salaire et d'apprendre à tenir un budget. C'est en tout cas l'objectif de cette start-up de l'innovation sociale. PiggyBank, pour l’instant en bêta, suit le même raisonnement. La jeune pousse lancée à Portland propose aux parents de rémunérer leurs enfants pour les corvées accomplies afin de leur enseigner la valeur du dur labeur et de l'argent. À la fin du mois, les enfants méritants reçoivent leur dû sur leur carte de crédit. En grandissant, les membres de cette tranche d'âge seront de plus en plus attrayants pour les Fintech et autre Insurtech à mesure qu'ils devront prendre des décisions financières pour leur futur et choisir de faire confiance à un acteur nouveau ou traditionnel. C'est la raison pour laquelle beaucoup de jeunes pousses ciblent aujourd'hui la génération Y, comme Oval Money qui n'a pas manqué d'intégrer un élément social à son application d'investissement, pour que les jeunes puissent partager conseils et suggestions. Une population d'autant plus intéressante qu'elle pourrait bientôt devenir la plus riche de tous les temps.

Rédigé par Sophia Qadiri