La start-up Elemeno Health propose un assistant virtuel pour le personnel hospitalier. Une manière ludique d’améliorer leur quotidien, leur performance et donc in fine la santé des patients.

Un assistant virtuel aide le personnel soignant hospitalier

Des applications mobiles viennent en aide aux patients, et notamment aux seniors en maison de retraite, mais qui s’occupe de celles et ceux qui font le lien entre la structure et les patients ?

Aux Etats-Unis il y a plus de 3 millions d’ infirmières et d’infirmiers. Comme en France, leurs conditions de travail, et celles du personnel hospitalier en général, sont souvent difficiles. Pour les aider, la start-up Elemeno Health, récemment incubée au Y Combinator, vient de lancer une application mobile qui joue le rôle d’assistant personnel.

L’outil encourage le personnel soignant des hôpitaux à adopter les meilleures pratiques et à tout référencer dans l’application. L’objectif est aussi de centraliser les informations et les rendre plus facilement accessibles. Et ceci s’avère particulièrement précieux lorsque l’on exerce un métier à si haute responsabilité qui exige technicité, rapidité d’exécution et rigueur, sans parler de la lourdeur des tâches administratives. Check-list (listes de vérification), mémos, tutoriels et autres vidéos de médecins, sont désormais à portée de smartphone et ce pour toute la communauté hospitalière. L’assistant personnel a également pour avantage de digitaliser des documents qui n’existaient souvent qu’en version papier et dont les utilisateurs devaient faire des copies s’ils voulaient les partager. C’est désormais bien plus simple.

Et pour motiver les équipes à utiliser une telle technologie, la jeune pousse a recours à une stratégie de gamification. Réaliser des tâches fastidieuses comme des inventaires passe par le jeu. Elemeno Health a en effet une double ambition. Réduire au maximum les erreurs médicales grâce à des process plus simples et plus clairs et améliorer le bien-être du personnel médical. La start-up travaille depuis un an avec des équipes de UCSF (l’hôpital universitaire de San Francisco). Plus de 200 infirmières et infirmiers ont pris part à ce test qui aurait permis de sauver trois vies et d’économiser plus d’un million d’euros (soit un retour sur investissement supérieur à dix).

En octobre dernier, à San José en Californie, les cofondateurs ont remporté le prix du meilleur pitch à la conférence annuelle de la Singularity University dédiée à la médecine. Un début prometteur.  

 

 

Rédigé par Sophia Qadiri
Journaliste