Des chercheurs de la Northwestern university ont découvert un moyen de savoir si une personne souffre d'une commotion cérébrale après un choc : mesurer le temps de réaction du cerveau à un son.

Les commotions cérébrales sont fréquentes : les centres pour le contrôle des maladies et la prévention américains en dénombre entre 1,6 millions et 3,8 millions par an de différentes intensités. Si environ 50 000 seraient mortelles, les médecins s'appuient, pour l'instant, principalement sur les symptômes pour diagnostiquer ces troubles. Pourtant, depuis plusieurs années, plusieurs outils technologiques ont été inventés pour les déceler et les traiter au plus vite. C’est le cas par exemple de cette application pour smartphone avec analyseur de voix, de la tablette NeuroAssess ou encore du casque MindReader. Une nouvelle méthode s’avère également prometteuse : elle a été découverte par des chercheurs de la Northwestern University.

Le professeur Nina Kraus et son équipe ont étudié les temps de réponse du cerveau à une stimulation sonore. En cas de commotion cérébrale, le cerveau met plus de temps à réagir. Cette information leur a permis de distinguer les personnes qui souffraient de ce mal avec 90% de succès et de rejeter l’hypothèse à raison avec 95% de réussite.

La technique n’est pas des plus simples : elle requiert une machine onéreuse (un électroencéphalogramme), des électrodes doivent être placés sur la tête des patients testés puis les données ainsi collectées doivent être analysées. Et la compréhension des résultats n’est pas à la portée de tous. C’est la raison pour laquelle l’objectif des chercheurs est de s’inspirer de cette méthode afin de créer un appareil portatif qui pourrait être utilisé rapidement et de manière fiable pour détecter des dommages cérébraux. Que ce soit en cas de choc violent sur un terrain de sport ou dans un hôpital.

 
Rédigé par Sophia Qadiri
Journaliste