Grâce au projet Victory in Innovation for kids –electronic (VIK-e), lancé l’été dernier, 24 enfants volontaires vont pouvoir réintégrer l’école grâce à un système de téléconférence retransmis par des robots mobiles contrôlables à distance.

Des enfants hospitalisés réintègrent l’école grâce à des robots

D’après les derniers chiffres de l’Agence Technique de l’Information sur l’Hospitalisation, 2 millions d’enfants de moins de 18 ans sont hospitalisés chaque année dans le monde. Si la majorité d’entre eux n’y restent que ponctuellement, ce n’est pas le cas de tous les enfants. Or, l’hospitalisation de longue durée de ces malades pose certains problèmes, notamment en termes de scolarisation. Pendant longtemps, l’hôpital a cherché des aménagements viables pour permettre la continuation du lien scolaire et de l’enseignement. L’idée jusqu’alors était de faire venir l’école au malade, avec tous les aménagements et les adaptations que cela nécessite. L’association, L’école à l’hôpital, par exemple, mobilise des enseignants bénévoles pour dispenser leurs cours au chevet des enfants. Selon leur bilan annuel, l’an dernier, 466 enseignants ont donné 21 598 cours à plus de 4000 enfants malades. Or, la scolarisation à l’hôpital présente l’inconvénient majeur d’isoler l’enfant du reste de la classe et de l’enfermer dans une bulle médicale.

Robot in school

C’est pourquoi, de plus en plus de centres médicaux et d’associations recherchent des solutions technologiques pour, à la fois transmettre des services scolaires de qualité tout en réintégrant les enfants malades dans l’environnement scolaire, avec l’enseignant et les camarades. A l’initiative du professeur Jean-Yves Blay, directeur du Centre Léon Bérard, le projet VIK-e entends réintégrer les enfants malades dans les salles de classes en mettant à leur disposition des robots de téléprésence connectés par ordinateur. Ces robots, conçus par la société Awabot en collaboration avec BMS, sont pilotables à distance et rendent une certaine autonomie à ces enfants. Il ne s’agit pour l’instant que d’un projet pilote testé sur 24 enfants volontaires sur deux ans. Mais ces robots pourront aussi permettre aux enfants de s’évader et de voir le monde depuis leur robot, par le biais de leur webcam, pour visiter des musées, prendre des nouvelles de leurs familles et de leurs amis. Quand on sait que l’autonomie et la socialisation favorise les chances de guérison des patients, ces robots apparaissent dès lors comme de véritables super-héros.

 

Rédigé par Théo Roux
Journaliste