Des chercheurs ont développé un micro appareil électronique qui, implanté dans une souris, a permis grâce à une LED de manipuler les circuits neurologiques liés à la douleur.

Les LEDs bloqueront bientôt la douleur

Des chercheurs de l’école de médecine de l’Université de Washington à Saint-Louis et de l’Université de l’Illinois à Urbana-Champaign ont développé un petit appareil électronique, souple, implantable dans le corps, destiné à terme à supprimer la douleur.

Image d'un LED implacable sur un doigt

Micro-LED implantable. Source: Nature Biotechnology

Le dispositif a été injecté dans une souris et utilisé pour manipuler les circuits neurologiques connus pour leur implication dans la création de la perception de la douleur. La technique consiste à modifier l’ADN des souris pour qu’elles aient des protéines sensibles à la lumière dans certaines de leurs cellules nerveuses. L’idée est que ces cellules nerveuses puissent être stimulées ou au contraire bloquées par la lumière. C’est l’objectif ultime: combattre la souffrance qui ne répond plus à aucune autre thérapie classique en arrêtant les signaux de douleur avant qu’ils n’atteignent le cerveau. Les chercheurs utilisent l’optogénétique, une méthode qui depuis une dizaine d’années associe l’optique à la génétique et qui permet de mieux connaître les réseaux de neurones.
 
Souris de laboratoires avec micro-LEDs implantés. Credit: Gereau Lab/WUSTL
 
Grâce à leur caractère souple et extensible, les implants peuvent être laissés longtemps dans le corps sans sérieusement endommager les tissus ou altérer les fonctions moteurs. De plus, comme ces micro appareils électroniques peuvent être suturés, ils pourront potentiellement être utilisés dans ou près de la plupart des organes. C’est un progrès par rapport à une précédente génération d’appareils similaires qui devaient être fixés à un os. Les scientifiques doivent cependant encore trouver le moyen de faire que les cellules nerveuses humaines réagissent à la lumière. Cette technologie prometteuse pourra alors permettre de mettre fin aux maux de dos chroniques par exemple.
Rédigé par Sophia Qadiri
Journaliste