L’entreprise californienne Virtual Incision vient d’annoncer avoir utilisé avec succès pour la première fois un robot miniature assistant chirurgien. Un progrès pour la médecine et la robotique.

Les robots se multiplient dans le domaine de la santé. Les drones, par exemple, servent désormais à acheminer du matériel ou des produits médicaux comme des poches de sang ou un défibrillateur. Des bras robotisés sont également utilisés comme substituts de personnels hospitaliers. Une pieuvre a ainsi inspiré les chercheurs italiens à l’origine de ce robot capable de participer à des chirurgies mini-invasives et de manipuler des organes sans les endommager. Quelques mois seulement après que le rapprochement entre Google et Johnson & Johnson ait donné naissance à Verb Surgical, d’autres robots chirurgiens voient le jour.

Créer un mini robot assistant chirurgical était l’ambition - désormais réalisée - de Virtual Incision. Fondée en 2006 par deux docteurs, l’un en médecine et l’autre en génie mécanique, l’entreprise a choisi de se concentrer sur les procédures chirurgicales abdominales comme les résections ou ablations du colon. C’est précisément sur une opération de ce type réalisée au Paraguay qu’a été testée la technologie californienne. D’après le communiqué de presse, Shane M. Farritor, cofondateur et chirurgien, a affirmé : “Que l’on sache, c’est la première fois qu’un robot miniaturisé, actif, réalise des tâches chirurgicales complexes en étant à l’intérieur d’un corps humain. C’est un évènement majeur pour la robotique et la chirurgie”.

La technologie a été conçue pour s’adapter aux techniques, salles opératoires et  équipements existants tout en étant significativement moins onéreuse que les robots concurrents. L’objectif est de favoriser les procédures non invasives par rapport aux larges incisions. Depuis ce premier succès, Virtual Incision cherche à remplir les critères de la FDA américaine pour obtenir l’autorisation de distribuer ces robots assistants-chirurgiens miniatures aux Etats-Unis. Pour l’instant, ils ne sont pas commercialisés.

 

 

 
Rédigé par Sophia Qadiri
Journaliste