Les objets connectés intègrent également des fonctionnalités qui vont au-delà du tracking d’activité et permettent de prévenir les risques de santé.

Les montres intelligentes anticipent aussi les crises d'épilepsie

Avec un marché estimé à 30 milliards de dollars d’ici à 2018 d’après Wearable World, les wearables ont un fort potentiel de développement. Compter les pas, analyser le sommeil ou déterminer le nombre de calories sont autant de fonctionnalités remplies par ces bracelets et montres connectés. Néanmoins, pour dépasser le stade de la découverte et s’inscrire dans la durée, ces objets connectés devront prouver leur réelle utilité. C’est le cas de la montre Embrace, encore au stade de prototype mais qui a déjà atteint un financement supérieur à 200.000 dollars sur Indiegogo. Celle-ci se distingue de ses concurrents en permettant à ses possesseurs de prévenir les cas de crise épileptique.

La montre Embrace est équipée de capteurs permettant d’analyser l’activité électrodermale et la température du corps. En effet, une crise d’épilepsie se manifeste par une forte activité cérébrale favorisant le réchauffement cutané. Connectée à deux applications spécifiques, la montre communique des informations physiologiques permettant aux utilisateurs de suivre leur état physique et ralentir la cadence lorsqu’ils se surmènent, ou également d’envoyer une notification à un proche ou à son médecin lorsque les symptômes d’une crise épileptique surviennent.

C’est la startup italienne Empatica qui développe cette montre et d’autres produits utilisés aujourd’hui par de grandes institutions comme la NASA ou l’hôpital pour enfants de Boston. L’idée est venue du professeur Rosalind Picard, Chief Scientist, qui à l’époque menait un projet de recherche au MIT Media Lab en 2007 et s’intéressait à l’analyse des causes du stress et ses conséquences sur la peau via un des premiers prototypes de wearable device.

Empatica n’est pas la seule entreprise à s’intéresser à la prévention de l’épilepsie, une des maladies les plus imprévisibles. Artefact, basé à Seattle travaille aussi sur un prototype de patch équipé de capteurs, appelé Dialog. Les objets connectés continuent ainsi à se développer en ajoutant des fonctionnalités permettant de sauver des vies.

 

 

Rédigé par Eliane HONG
Journaliste