Une application pour smartphone utilisant la réalité augmentée permet aux étudiants en médecine d’apprendre à soigner des cas variés en situation réelle sans enfreindre l’éthique.

La réalité augmentée au service des étudiants en médecine

Les vertus pédagogiques de la réalitée augmentée ne sont plus à prouver, et c’est au tour des étudiants en médecine d’en profiter. Ces derniers n’ont pas toujours les moyens d’apprendre à traiter des patients en situation réelle de blessures graves. En effet, l’éthique médicale ne leur permet pas d’examiner notamment les victimes de crime, celles-ci devant impérativement être prises en charge par des médecins titulaires. Ainsi, PRLI MedAppLab, groupe de recherche allemand spécialisé dans les appareils mobiles et applications en contexte médical, mené par Urs Albrecht, a développé l’application mARble®. Les étudiants peuvent s’exercer en situation réelle à l’aide de leurs smartphones, visualiser des contenus multimédia et répondre à des tests pratiques.

Mettre en situation

L’application fonctionne avec une technologie similaire au QR code. Les étudiants, munis de leur smartphone, prennent la photo d’un patient prélablement équipé d’une étiquette et visualisent la blessure via l’écran de leur téléphone. Ils peuvent ainsi examiner le patient directement en salle de classe. L’application intègre également du contenu interactif et multimédia sous forme de textes, ou de quizz pour tester les connaissances acquises durant le traitement du patient fictif. "Notre objectif était de développer un outil qui était facile à utiliser et qui s’adapte aux besoins des étudiants et de leurs professeurs." peut-on lire sur le site de l’application.

Réinventer l’apprentissage

La réalité augmentée a l’avantage de rendre l’expérience des étudiants plus interactive. Urs Albrecht a souhaité créer un environnement d’apprentissage pour les étudiants qui n’allait pas à l’encontre de l’éthique. Il a d’ailleurs mené une étude pour tester l’efficacité de cette application sur un petit échantillon de dix étudiants en troisième année. Un groupe de six étudiants était équipé de l’application sur un iPad et l’autre groupe étudiait sur des livres scolaires. Après trente minutes d’étude, Urs Albrecht en a conclu que les étudiants munis de l’application mobile avaient une meilleure connaissance du contenu, en se basant sur leur état émotionnel et les connaissances acquises.

Rédigé par Eliane HONG
Journaliste