La réalité virtuelle permet de soulager les soldats américains souffrant du syndrome de stress post-traumatique.

La réalité virtuelle soigne les soldats américains

Depuis 2001, le syndrome de stress post-traumatique (SSPT) touche une frange grandissante des soldats américains envoyés en mission en Afghanistan et en Irak. 13,2% d’entre eux en auraient d’ailleurs manifesté les symptômes. Du côté des vétérans de guerre, 29% des consultations effectuées au sein de cliniques spécialisées aux États-Unis (« Veterans Affairs clinics ») porteraient sur des cas de SSPT. Pour aider les anciens soldats comme ceux encore en service souffrant de ce trouble psychique, le Dr. Skip Rizzo de L’Institut des Technologies Créatives de l’Université de Californie du Sud a mis au moins une thérapie qui se base sur la réalité virtuelle et l’imagerie cérébrale, appelée Bravemind.

Traditionnellement, les personnes atteintes de SSPT sont soignées par le biais d’une thérapie dite par exposition, lors de laquelle un psychologue conduit le patient à revivre progressivement des souvenirs douloureux pour s’en détacher. En plongeant l’individu dans des scénarios similaires à ceux rencontrés en mission, Bravemind constitue une forme immersive et évoluée du traitement classique. En plus des stimuli visuels, des bruits, des odeurs et des vibrations spécifiques peuvent s’ajouter pour rendre l’expérience d’autant plus réelle. L’environnement est entièrement contrôlé par des médecins formés qui maintiennent une conversation constante avec le patient.

La thérapie développée par le Dr Rizzo, pionnière, est aujourd’hui utilisée dans plus de 50 sites dont des hôpitaux et bases militaires. Son rôle dans la réduction des symptômes post-traumatiques a été reconnu internationalement. Bravemind sert aujourd’hui également à préparer les soldats au terrain. Elle offre par ailleurs le potentiel d’accompagner les personnes souffrant de lésions cérébrales et les individus autistes.

Rédigé par Pauline Canteneur