Une chercheuse de l’Université de Toronto a décidé de partager ses notes de laboratoire sur la maladie de Huntington en temps réel pour faire avancer les choses plus rapidement.

Recherches : le processus de réflexion est aussi open source !
Rachel Harding sera la première chercheuse en biomédecine à partager ses notes de laboratoire directement en ligne et en open source. Ces recherches sont en effet effectuées dans le cadre de son post doctorat et elle espère que ses trouvailles feront réagir les autres chercheurs et qu’un échange prolifique pourra naître de cela. 
 
En rendant la recherche ouverte et collaborative, celle-ci a probablement plus de chances d’aboutir et aussi plus rapidement. En effet, de nombreuses recherches non fructueuses sont menées à terme régulièrement mais celles-ci ne sont pas publiées car non positives. C’est tout un travail qui est donc perdu et n’est pas disponible pour l’ensemble de la communauté. De plus, il n’est pas rare que deux chercheurs travaillent sur des projets similaires en parallèle sans le savoir.
 
Rachel Harding vulgarise aussi ses avancées au grand public sur son blog et invite les patients à contribuer eux-aussi. En effet, malgré plusieurs décennies de recherche sur cette maladie, les mécanismes précis de celle-ci restent incompris. Elle entraîne une dégénérescence neurologique due à une mutation dans le gêne de Huntington, cependant la protéine exacte de Huntington présente dans ce gêne n’a pas encore été décodée en partie à cause de sa longueur. En mettant la communauté à contribution, peut-être que de nouveaux traitements permettant de limiter ou d’endiguer cette maladie seront enfin découverts. 
 
Rédigé par Constance Guyon
Journaliste / attachée de production