L’administration de sédatifs est aussi courante que fortuite. La réalité virtuelle se propose de remplacer la sédation ambulatoire.

La sédation laissera-t-elle sa place à la VR ?

Avant une opération chirurgicale sans, ou sous anesthésie générale, il est d’usage dans le milieu médical, d’administrer un tranquillisant au patient. Et pour cause, la sédation améliore le confort physique et psychique d’un patient en amont ou pendant une intervention. Ce geste anodin, devenu aujourd’hui un rituel, touche 80% des opérations chirurgicales. Or, il n’est pas certain que la sédation améliore sensiblement la qualité de l’hospitalisation. En effet, les sédatifs freinent le temps de récupération post-opératoire, et ralentissent les fonctions cognitives. Un geste que l’on devrait davantage questionner aussi en raison du coût conséquent des frais médicamenteux à l’hôpital.

Au Mexique, José Luis Mosso Vazquez un chirurgien de l’Université Panaméricaine a pensé l’immersion en réalité virtuelle, comme un ersatz possible de sédation et l’a testée sur une de ses patientes.  Celle-ci, âgée de 61 ans a subi une opération de la cuisse sous anesthésie locale. Consciente lors de l’opération, elle a pu explorer les hautes montagnes du Maccu Pichu qu’elle rêvait de contempler. Cette distraction high-tech s’est révélée efficace. Pour preuve, l’expérience relaxante a permis de réduire la tension artérielle élevée de la patiente. Côté chirurgiens, l’usage de la VR diminue les risques de l’intervention, en évitant les mélanges médicamenteux entre les tranquillisants et l’anesthésie. On le sait, tout corps étranger ingéré par le corps humain est synonyme de risque. Surtout ceux qui ont des effets neurologiques notoires. Dans le milieu médical, l’on connaissait l’efficacité de la VR dans le contrôle, le soulagement de la douleur, et la guérison de l’addiction. Désormais elle peut lutter contre le stress opératoire et alléger l’addition salée des hôpitaux. La VR sera-t-elle alors, un petit pas pour le patient et le chirurgien d’aujourd’hui, un grand pas pour le corps médical de demain ?

 

Rédigé par Laura Frémy
Journaliste