Une récente étude, menée par des chercheurs du MIT, révèle qu'un smartphone, sans contact direct avec l'utilisateur, pourrait suffire à détecter avec précision la respiration, les battements du cœur et idéalement le niveau de stress.

2,1 milliards de personnes possèdent un smartphone selon le cabinet Strategy Analytics, soit 37% de la population mondiale. Cela constitue autant de personnes susceptibles d'être intéressées par l'idée de surveiller eux-mêmes leurs santé et leur condition physique. C'est justement l'objectif de chercheurs du MIT qui proposent de recueillir des données sur le pouls ou la respiration grâce au smartphone et sans nécessairement qu'il soit en contact avec la personne.

Wearables et autres systèmes de capteurs ne seront bientôt plus la seule solution pour contrôler sa respiration et les pulsations de son coeur. Dans une récente étude intitulée BioPhone, ces scientifiques ont développé une méthode moins envahissante grâce à laquelle un simple smartphone glissé dans une poche ou un sac suffira à enregistrer avec fiabilité ces données liées à la santé du sujet.

Javier Hernandez, scientifique au Media Lab du MIT et auteur principal de l'étude explique que ces données seront recueillies quand l'utilisateur ne sera pas en mouvement : plus facile alors de déceler les petites vibrations. Idéalement, cela permettra également de savoir si la personne est stressée pour l'aider à se détendre. Pour cela, le smartphone proposera des exercices de respiration ou pourra demander à un proche d'appeler.

Des défis restent néanmoins à relever d’après le chercheur. Les scientifiques doivent encore trouver le moyen d’ajuster les mesures en fonction de l’endroit où se trouve le smartphone : la détection des signaux biologiques n’est pas la même lorsqu’il est placé dans une poche de pantalon ou à l'intérieur d’une veste de costume. En général plus le téléphone est loin du coeur et plus il est difficile d’avoir une lecture parfaite des pulsations.

Rédigé par Sophia Qadiri
Journaliste