Sunu band est un bracelet connecté qui permet aux personnes malvoyantes de se déplacer de manière plus fluide mais également de connaître l‘heure et de retrouver leurs affaires. Un wearable qui pourrait être utile à plus de 285 millions de personnes dans le monde.

Sunu band : le wearable qui aide les malvoyants à se déplacer

Environ 285 millions de personnes sont malvoyantes dans le monde, dont 39 millions d’aveugles d’après l’organisation mondiale de la santé. Cela constitue un marché important pour Fernando Albertorio, Marco Trujillo, Cuauhtli Padillas et Fabiola Suarez, co-fondateurs de Sunu band, un wearable destiné aux personnes souffrant d’une déficience visuelle.

Sunu band est plus précisément une montre intelligente avec une autonomie de dix heures qui permet aux malvoyants de se déplacer plus facilement et d’avoir une meilleure perception de leur environnement. Grâce à l’horloge tactile et vibrante, l’utilisateur est informé de l’heure. Le sonar est l’outil phare de ce bracelet et permet de repérer les obstacles : dès qu’il y en a un sur le chemin, des vibrations l’annoncent. L’individu équipé du Sunu band peut choisir entre deux modes : “intérieur”, amélioré pour détecter les seuils de porte et les entraves à la circulation jusqu’à 8 pieds (environ 2,5 mètres), et le mode “extérieur” qui décèle les obstacles jusqu’à 13 pieds (presque 4 mètres), y compris à hauteur de genoux ou de tête.

Sunu

 
Enfin, Sunu Band aide les malvoyants à retrouver leurs affaires, comme leurs clefs par exemple. Pour cela il suffit simplement d’y avoir préalablement attaché un petit dispositif Sunu Tag puis de le traquer via le bracelet intelligent ou une application smartphone. Dave Power, président de l’école pour malvoyants Perkins, résume l’utilité de Sunu Band en le comparant aux ultrasons qui permettent aux chauve-souris de se repérer dans la nuit.
 
L’équipe de Sunu a lancé une campagne de crowdfunding et espère récolter 50 000 dollars. Dans le cas contraire, ils s’engagent malgré tout à livrer les participants.

 

 

 

 

Rédigé par Sophia Qadiri
Journaliste