La start-up de télémédecine Doctor On Demand vient de mettre en place sur son application un service permettant aux patients de consulter un psychologue à distance pour soigner les problèmes mentaux.

La télémédecine peut-elle s'adresser à la santé mentale ?

La télémédecine est vogue : sur les 9 premiers mois de 2014, ce secteur a représenté un investissement total de 172 millions de dollars, même si cela reste assez peu par rapport aux investissements réalisés dans le Big Data et l’analytique pour la santé numérique. En effet, la télémédecine est même considérée comme un service "normal" appelant à se démocratiser pour les Américains au vu de l’évolution des possibilités technologiques. La législation américaine reste cependant contraignante, et l’expansion globale de cette pratique dépend des bonnes relations entre les entreprises et les pouvoirs publics.

La start-up basée à San Francisco, Doctor On Demand, est l’entreprise de ce secteur ayant la plus forte croissance. Elle a ainsi sécurisé une Series A s’élevant à 21 millions de dollars en août dernier (auprès d’investisseurs notables tels que Andreessen Horowitz ou encore Google Ventures) et dispose d’un réseau conséquent de médecins certifiés. Elle propose des services médicaux pour les maladies courantes (d’un prix fixe de 40 dollars par consultation), des services pédiatriques et des services liés à allaitement des nouveaux nés, eux aussi avec un prix fixe pour les consultations. Les patients consultent les médecins via une application disponible sur iOS, Android et sur le web, et les consultations sont à la demande.

Mais Doctor On Demand vient surtout d’ajouter une nouvelle gamme de services médicaux, liés à la santé mentale qui, eux, ne seront pas à la demande, mais fonctionneront grâce à une prise de rendez-vous classique via l’application. En effet, grâce à un réseau de 300 médecins certifiés, les patients auront la possibilité de choisir leur thérapeute, et les prix variernt entre 50 dollars les 25 minutes et 95 dollars pour 50 minutes de consultation. Au préalable, le patient devra répondre à des questions concernant les problèmes qu’ils rencontrent et des données logistiques.

Pour le Chief Medical Officer de la start-up Dr. Pat Basu, ce service va permettre de faire sauter la barrière de la peur de consulter pour des problèmes mentaux grâce à la "dématérialisation" de la consultation. D’autres start-ups comme iCouch et l’ancien du YCombinator Pretty Padded Room offrent des services similaires de psyschothérapie. A la seule différence que les patients peuvent se voir prescrire des traitements grâce à des médecins ayant le droit de prescrire. Même si l’offre parait ambitieuse, le CDC (Centers for Disease Control) affirme que 50% des américains seront confrontés à des problèmes mentaux ou émotionnels durant leur vie.

Rédigé par Arthur de Villemandy