Health

Les Américains, pour ou contre l’édition génomique ?

  • 05 Sep
    2017
  • 2 min

L’édition génomique pose de nombreuses questions éthiques. Pourtant deux tiers des Américains l’approuvent si c’est pour traiter des maladies.

Il y a quelques mois, des scientifiques américains sont parvenus à éliminer les virus responsables du VIH sur des souris. Comment ? Grâce à l’édition génomique, autrement dit, la modification artificielle de certains gènes, via la technique CRISPR. Ce procédé pose de nombreuses questions éthiques. Pourtant, selon une récente étude, une majorité d’Américains l’approuvent, sous certaines conditions. Mené par un professeur de communication à l’Université du Wisconsin à Madison, le sondage révèle que les Américains souhaitent être consultés sur ces questions et participer au débat. Pour eux, tout dépend de la raison d’avoir recours à cette méthode. S’il est question de traiter une maladie, alors deux tiers des Américains y sont favorables. En revanche, si la raison d’être de l’édition du génome est d’améliorer les capacités de l’homme, plutôt que de soigner, ils ne sont plus qu’un tiers à acquiescer et 36,3% à désapprouver. Les 30% restants ne se prononcent pas. Sur cette question, les répondants sont partagés. Selon les conclusions de l’étude, ceux qui expriment de la réticence face à ces modifications génomiques sont ceux qui connaissent le moins la méthode. 75,5% parmi ceux qui en savent le plus acceptent qu’on ait recours à l’édition du génome pour soigner contre 31,8% parmi ceux qui en savent le moins. De même, ils sont 40,8% à envisager un tel procédé pour améliorer des compétences humaines parmi ceux qui s’y connaissent le mieux, et 19% parmi ceux qui s’y connaissent le moins. Comme si, finalement, le principal obstacle face à cette technologie était la peur de l’inconnu, un peu comme pour le véhicule autonome

Rédigé par Sophia Qadiri