Health

L'impression 3D, nouvel atout chirurgical

  • 29 Dec
    2017
  • 2 min

Une équipe de chercheurs propose, pour une pratique pré-opératoire, des organes imprimés en 3D, en tous points semblables à leurs homologues biologiques.

Alors que l'on a vu se développer depuis quelques années la recherche en matière d'impression 3D de véritables cellules et d'organes vivants, l'équipe de chercheurs de l'Université du Minnesota a quant à elle choisi de créer des organes synthétiques pour la formation des chirurgiens. Imprimés à l'échelle et dotés de capteurs souples, ces organes leur permettent de s'entraîner avec précision avant l'opération, réduisant ainsi les risques d'erreurs médicales. Quand la plupart des impressions réalisées aujourd'hui utilisent du plastique rigide ou du caoutchouc, ces organes sont faits de silicone, et réagissent tels de vrais organes pendant une opération. Si d'autres chercheurs se sont penchés sur l'impression d'ovaires ou encore sur le cœur et les éléments du conduit auditif comme la startup française Biomodex, ceux-là ont concentré leur travail sur l'impression de prostates. À partir d'échantillons de tissus prostatiques de trois différents patients, ils ont développé des encres personnalisées à base de silicone et imprimé des prostates dont l'apparence, la structure anatomique et les propriétés mécaniques sont les mêmes que pour les organes originaux. L'organe imprimé n'est donc pas générique : il est celui du patient sur lequel l'opération sera pratiquée. Les chercheurs souhaitent améliorer leur méthodologie en utilisant plusieurs encres, afin d'être capables d'imprimer des organes synthétiques plus complexes – par exemple atteints de tumeur. Les progrès réalisés sont en tout cas déjà particulièrement encourageants pour la médecine de précision.

Rédigé par Marie-Eléonore Noiré