Health

Memento mori, quand l'IA prédit l'espérance de vie

  • 20 Fev
    2018
  • 2 min

Les chercheurs de l'Université d'Adelaïde, en Australie, ont mis au point une IA capable de prédire la mortalité de patients à partir de l'analyse de l'imagerie médicale de leurs organes.

« Regarde autour de toi, et souviens-toi que tu n'es qu'un homme ! », c'était déjà l'Apologétique de Tertullien en 197 après Jésus Christ : une maxime qui aujourd'hui résonne tout à fait différemment à l'heure où de plus en plus d'IA accompagnent, assistent et quelques fois remplacent les Hommes dans leurs activités quotidiennes. Jusqu'à prédire leur propre mort. En effet, des chercheurs australiens de l'Université d'Adelaïde ont mis au point un système basé sur un mécanisme de deep learning, qui analyse de façon très précise le fonctionnement des organes des patients afin de détecter certains dysfonctionnements ou autres maladies très difficiles à diagnostiquer autrement, même pour des médecins expérimentés. Une fois la maladie identifiée, l'IA est capable de prédire son issue et d'estimer, avec un taux de précision de 69%, l'espérance de vie sur cinq ans des patients examinés. À première vue, il s'agirait d'une innovation qui permettrait aux médecins de mieux appréhender les soins à prodiguer et de personnaliser le suivi médical de leurs patients. Pourtant, si elle est généralisée, cette IA pourrait avoir de graves conséquences. En effet, pourquoi assurer une personne dont on sait qu'elle va mourir dans un futur très proche ? Pourquoi un employeur l'embaucherait-elle ? Autant de questions qui font froid dans le dos et qui appellent au bon sens pour mieux penser l'avenir de notre collaboration avec l'IA.

Rédigé par Théo Roux