Health

Un scanner miniature détecte le cancer de la peau

  • 10 Nov
    2017
  • 2 min

À l'université canadienne de McMaster, quatre étudiants ont mis au point un appareil permettant de détecter le mélanome, la forme de cancer de la peau la plus dangereuse.

L'Organisation Mondiale de la Santé estime qu'un tiers des cancers diagnostiqués sont des cancers de la peau. D'après la Skin Cancer Foundation, un Américain sur cinq développera la maladie au cours de sa vie. S'il n'est pas le cancer cutané le plus répandu, le mélanome n'en reste pas moins le plus meurtrier. Une technologie estudiantine pourrait changer la donne : sKan, qui a reçu cette année le prix James Dyson, est un dispositif qui établit une carte thermique de la peau pour identifier les anomalies associées au mélanome. Les cellules cancéreuses ayant un taux métabolique basal plus élevé que les autres, elles génèrent plus de chaleur. Ainsi, après un choc thermique – dans le cas de ce diagnostic, l'application d'une poche de froid – les mélanomes, qui regagnent rapidement en chaleur, sont détectables grâce aux seize semi-conducteurs thermosensibles, appelés thermistances, dont sKan est équipé. Un programme informatique révèle ensuite les résultats sous forme de carte thermique du corps. Plus le diagnostic est précoce, plus les chances de guérison sont élevées : les patients pour lesquels la maladie est détectée au plus tôt ont 98% de chance de survie à cinq ans. À l'heure actuelle, alors que le dépistage de ce cancer de la peau se fait essentiellement à l'oeil nu (parfois par par biopsie ou imagerie thermique), le dispositif imaginé par les étudiants, non intrusif, peu coûteux et particulièrement efficace, pourrait sauver de nombreuses vies.

Rédigé par Marie-Eléonore Noiré