Health

TechCrunch Disrupt : tester le traitement contre le cancer en dehors du corps du patient

  • 21 Sep
    2017
  • 2 min

La start-up Ourotech, présente au TechCrunch Disrupt, crée une méthode pour vaincre le cancer en s’assurant que les traitements correspondent au patient.

Le cancer est la maladie du siècle, l’une des principales causes de mortalité dans le monde. Des traitements existent mais ne sont pas toujours efficaces. Alors un dépistage précoce reste le meilleur moyen de guérir les patients qui en souffrent. Plusieurs start-up s’y sont donc attelées, via des méthodes technologiques non invasives. Ascendant Dx détecte ainsi le cancer du sein par les larmes quand BilliScreen diagnostique le cancer du pancréas dans le blanc des yeux via un selfie. Mais une fois la maladie repérée, encore faut-il la traiter. C’est à ce segment que s’intéresse la jeune pousse canadienne Ourotech. Son CEO et cofondateur Duleek Ranatunga, précise au TechCrunch Disrupt 2017 que c’est en pensant à sa tante et à sa grand-mère - qui ont toutes deux combattu un cancer -  qu’il s’est lancé. Il explique que souvent, les premiers traitements proposés aux patients ne sont pas adaptés. Et que beaucoup de temps et de chance de guérir sont perdus du fait de ces erreurs. Pour s’assurer que le traitement correspond du premier coup, Ourotech a inventé une technique pour le tester d’abord, en dehors du corps du patient. Une biopsie permet d’obtenir un échantillon du foie et de la tumeur, sur lesquels seront testés les médicaments grâce à un gel spécifique. L’impact du traitement est ensuite mesuré en accéléré. Les médicaments sont injectés plus régulièrement, toutes les deux heures plutôt qu’un jour sur deux par exemple, pour trouver le plus vite possible le meilleur traitement : celui qui attaque la tumeur sans avoir trop d’effets secondaires sur le foie. La start-up se concentre aujourd’hui sur les cancers colorectaux, du sein, du cerveau et espère se lancer sur le marché d’ici quatre ans, après les essais cliniques et autorisations d’usage. La stratégie est prometteuse. Avoir accès au traitement le plus adapté le plus vite possible semble être la recette du succès et pourrait sauver des milliers de vie.


Rédigé par Sophia Qadiri