Selon une récente étude, les numéros surfacturés (audiotel, indigo, azur) se multiplient et les abus et arnaques sont légion. Dans son enquête, l’Adéic-FEN, une association de consommateurs recevan...

Selon une récente étude, les numéros surfacturés (audiotel, indigo, azur) se multiplient et les abus et arnaques sont légion. Dans son enquête, l’Adéic-FEN, une association de consommateurs recevant régulièrement des plaintes constate “activité commerciale ou le manque de transparence est manifeste, l’audiotel apparaît comme un labyrinthe obscur où rien n’est vraiment fait pour permettre aux consommateurs de s’y retrouver”. Bien que la loi impose à l’éditeur du service d’indiquer clairement au début de l’appel le prix à la minute, nombre de numéros font l’impasse sur cette obligation. L’association dénonce aussi les lignes visant en particulier les enfants et les adolescents. Il faut écouter par exemple pour le Père Noël de longs messages avant d’entrer vraiment en communication.

France Télécom a heureusement déjà commencé à faire le ménage dans ces services. L’opérateur a ainsi contrôlé en 1996 plus de 3 000 numéros et en a résilié 218. Toutefois, le Comité de la télématique anonyme, chargé de la surveillance du secteur, avait noté entre 1993 et 1996 plus de 5 000 manquements aux règles. France Télécom a lancé récemment, pour permettre à ses abonnés de contrôler eux-mêmes ces appels abusifs une option gratuite permettant de verrouiller sa ligne en coupant l’accès à ces numéros audiotel.

L’Adéic-FEN constate néanmoins que de plus en plus de services publics, comme La Poste, la Caisse d’Allocations familiales, la SNCF ont recours à ces numéros, ainsi des services publics comme les horaires de cinéma. L’étude conclut “l’information devient de plus en plus une marchandise”.

L’éditeur après avoir passé une convention avec France Télécom reçoit de ce dernier un numéro audiotel et lui reverse la moitié de ses recettes par appel. Selon les derniers chiffres disponibles, on dénombrait en 1996, 6 000 services différents qui avaient reçu 623 millions d’appels (+ 12;2 %) pour un chiffre d’affaires de 2,8 milliards de F (+ 10 %) et des reversements de 1,45 milliard. (Le Parisien - 25/09/1998)