Adieu le 12 ! Les inconditionnels des appels aux renseignements téléphoniques vont pleurer… Leur service préféré ne va pas disparaître mais être accessible via un numéro plus long. Ainsi en a...

Adieu le 12 ! Les inconditionnels des appels aux renseignements téléphoniques vont pleurer… Leur service préféré ne va pas disparaître mais être accessible via un numéro plus long. Ainsi en a décidé le Conseil d’Etat, qui a jugé que ce numéro à deux chiffres constituait un désavantage pour les fournisseurs des services de renseignements indépendants du secteur des télécoms, comme Scoot ou Fonecta.

Ces deux-là utilisent un numéro à quatre chiffres (respectivement le 3200 et le 3211). Selon eux, le 12 est anticoncurrentiel, et en 2002 Scoot et Fonecta demandent à l’Autorité de Régulation des Télécommunications (ART) de mettre au point et d’imposer un format unique. Refus de l’Autorité, qui conduit les deux sociétés à porter leur dossier devant le Conseil d’état.

Résultat : une nouvelle numérotation, à quatre ou cinq chiffres, devrait bientôt s’appliquer tant aux fournisseurs de renseignements téléphoniques qu’aux opérateurs de téléphonie fixe et mobile, qui utilisent encore aujourd’hui le 12 à titre gratuit. La décision du Conseil d’état est motivée par l’application de la loi télécoms de 1990 qui prévoit que tous les fournisseurs de services de renseignements puissent se concurrencer avec les mêmes armes à leur disposition.

Pour tous, l’existence du 12 est un enjeu de taille. Il faut savoir que les services de renseignement reçoivent chaque année 370 millions d’appel et que le groupe France Télécom a tiré de cette activité 110 millions d’euros en 2003 !

La société Scoot semble bien décidée à croquer plus de ce gros gâteau (aujourd’hui elle estime sa part de marché à 1 %). Elle a obtenu de France Télécom le retrait des affiches sur l’utilisation du 12 dans ses cabines téléphoniques et lui réclame 2 millions d’euros de dommages et intérêts.

(Atelier groupe BNP Paribas – 28/06/2004)