Serge Tchuruk, le président d'Alcatel a présenté hier ses résultats 1998. L'an dernier, le groupe Alcatel a réalisé un chiffre d'affaires de 21,26 milliards d'euros (139 milliards de F) en hausse ...

Serge Tchuruk, le président d'Alcatel a présenté hier ses résultats 1998. L'an dernier, le groupe Alcatel a réalisé un chiffre d'affaires de 21,26 milliards d'euros (139 milliards de F) en hausse de 6 %, et un bénéfice net de 2,34 milliards d'euros (15,3 milliards de F), contre 711 millions en 1997. L'activité réseaux (commutateurs, mais aussi infrastructures mobiles ...) réalise un chiffre d'affaires stable de 5,6 milliards d'euros, soit 26 % du total, et un résultat d'exploitation de 324 millions d'euros en baisse de 2,7 % "imputable au ralentissement des investissements en équipements de voix traditionnels au second semestre". Désormais premier métier du groupe, la branche transmissions et accès totalise des ventes de 6,22 milliards d'euros (29 % du total), en hausse de 41,5 % et un résultat d'exploitation de 0,44 milliard d'euros, en progression de 75 % grâce à la croissance soutenue du trafic liée à Internet. Le segment entreprises et grand public voit, quant à lui, ses facturations atteindre 3,16 milliards d'euros (15 % du total) en progression de 19,1 %, grâce notamment aux ventes de terminaux GSM. Toutefois, ce secteur enregistre une perte opérationnelle de 170 millions d'euros en raison d'importants investissements de recherche-développement "qui devraient désormais être considérablement réduits grâce à l'acquisition de Xylan". Les composants télécoms ont vu leur chiffre d'affaires de 3,8 milliards d'euros (18 % du total) reculer de 2,7 % et leur profit d'exploitation de 320 millions d'euros progresser de 18,5 %. Les câbles d'énergie réalisent un chiffre d'affaires de 3 milliards d'euros (14 % du total) en baisse de 12 % et un résultat d'exploitation de 110 millions d'euros, en chute de 40 %.

Poursuivant par ailleurs son programme de restructuration, le groupe prévoit 12 000 suppressions d'emplois cette année et en l'an 2000, soit 10 % des effectifs, afin de réduire ses coûts de 300 millions d'euros au cours des deux prochaines années. 9 700 suppressions de postes ont été réalisés en 1996, près de 8 300 en 1997 et 7 700 en 1998. Malgré ces mesures, la direction ne vise pour sa branche télécoms qu'une marge d'exploitation de 7 % en 2000 et non de 8 % comme l'affirmait Serge Tchuruk en janvier dernier. (Les Echos - La Tribune - Le Parisien - Libération - Le Figaro - 12/03/1999)