prévisions. Son chiffre d'affaires de 156,7 milliards de F progresse de 3,5 % par rapport à 96 malgré une baisse en deux ans de 50 % des tarifs du téléphone fixe. Son bénéfice net s'élève à 14,9 mi...

prévisions. Son chiffre d'affaires de 156,7 milliards de F progresse de 3,5 % par rapport à 96 malgré une baisse en deux ans de 50 % des tarifs du téléphone fixe. Son bénéfice net s'élève à 14,9 milliards de F. Mesuré en minutes de communication, le trafic global a progressé de 6,6 % après une augmentation de 4,7 % entre 1995 et 1996. L'explosion des mobiles dont le parc a doublé l'an dernier a largement contribué à ces bons résultats, mais Michel Bon a tenu a préciser "sur les 8 milliards de minutes en plus, seules 2 proviennent des mobiles". L'autre bonne surprise provient de l'international. Le chiffre d'affaires consolidé réalisé hors de France totalise 9,6 milliards de F (4,7 milliards en 1996) et atteint 18,7 milliards en comptant l'ensemble des participations mises en équivalence. Avec ses 6 millions d'abonnés fin 1997 (2,2 millions en 1996) et un taux de pénétration de 10 % environ, le radiotéléphone est enfin devenu un marché de masse. Avec plus de 3 millions d'abonnés, France Télécom a réussi à maintenir son rang de leader. Désormais, les mobiles représentent 11 % du chiffre d'affaires du groupe (7,4 % en 1996), le téléphone fixe poursuivant sa baisse à 63,8 % des ventes contre 67,6 % en 1996. Toutefois, les mobiles et l'international ont dégradé la rentabilité globale du groupe. Le résultat opérationnel de 26,4 milliards de F a chuté de près de 13 %. Le principal foyer de pertes à l'étranger reste Global One (filiale commune avec Deutsche Telekom et Sprint). La quote-part du déficit pour France Télécom s'élève à 1,3 milliard de F, malgré une hausse du chiffre d'affaires de cette société de près de 50 %. Quant à Internet, Michel Bon s'est félicité "1997 a été l'année du décollage d'Internet en France". Il a notamment souligné la croissance du trafic enregistré par Transpac et la progression de son service d'accès Wanadoo (22 % du marché avec plus de 170 000 abonnés). Pour 1998, les objectifs ne manquent pas : rentabiliser les mobiles, accélérer à l'international avec Deutsche Telekom notamment, construire une vraie économie autour de l'Internet, résister sur le marché des entreprises à la concurrence. (Les Echos - La Tribune - L'Agefi - Le Figaro - Libération - 19/03/1998)