Bien que l'opérateur français ait réalisé en 1998 un chiffre d'affaires de 52 millions de F (7,93 millions d'euros), en hausse de 79 %, ses pertes se sont considérablement creusées. Pour l'année é...

Bien que l'opérateur français ait réalisé en 1998 un chiffre d'affaires de 52 millions de F (7,93 millions d'euros), en hausse de 79 %, ses pertes se sont considérablement creusées. Pour l'année écoulée, le groupe affiche une perte nette de 11,1 millions de F, contre un résultat net positif de 300 000 F en 1997. La dégradation de ce résultat résulte à la fois des investissements consentis, des retards dans la mise en oeuvre de l'interconnexion avec France Télécom et du développement de la concurrence sur le marché des PME-PMI que vise en priorité Western Télécom. Ayant prévu, lors de son introduction en Bourse en juillet 1998, un chiffre d'affaires pour 1998 de 70 millions de F et un résultat net négatif de 6,7 millions de F, Western Télécom, plus modeste, prévoit désormais pour 1999 un chiffre d'affaires de 100 millions (contre 179 millions initialement) et un retour à la rentabilité repoussée d'une année en 2000. Ayant "la conviction d'être sur la bonne voie", Edmons Cohen , son président déclare "bien sûr, les pertes sont là, mais la croissance également". Cependant, le groupe apparaît encore vulnérable. Depuis l'arrivée sur le marché de Tele2, la pression sur les prix s'est considérablement intensifiée. Par ailleurs, 23 % du chiffre d'affaires de Western Télécom est réalisé par le "reroutage". Or, si les opérateurs mobiles s'entendent sur une baisse concertée du prix des appels fixes vers le mobile, cette niche de marché pourrait disparaître d'ici à la fin de l'année. Faiblement endetté, le groupe envisage en 1999 de procéder à des acquisitions et d'offrir de nouveaux services, comme de l'accès gratuit à Internet pour ses clients. (Les Echos - 30/04/1999)