Bien qu’il soit évident partout en Europe, le boom des mobiles n’est pas facile à expliquer. GFK donne quatre raisons à la progression de 55 % du nombre d’abonnés eu Europe en 1998. Ce boom s’ex...

Bien qu’il soit évident partout en Europe, le boom des mobiles n’est pas facile à expliquer. GFK donne quatre raisons à la progression de 55 % du nombre d’abonnés eu Europe en 1998. Ce boom s’expliquerait surtout par la forte concurrence entre opérateurs. Le consommateur est ainsi confronté à des formules basées sur le “tout compris” et le “prêt à utiliser”. Ces “packs” comprennent un mobile et l’abonnement correspondant. Le deuxième facteur de croissance des mobiles proviendrait de la distribution indirecte et surtout de la distribution grand public. Selon GFK, près de trois ventes sur quatre en Europe seraient issues de la vente indirecte, contre une seule du réseau des opérateurs et des ventes directes. La grande distribution est sans conteste le moteur de la croissance en 1998. Du fait que la téléphonie mobile s’adresse de plus en plus au grand public et au consommateur privé, GFK estime cette tendance logique. Les spécialistes sont les grands perdants de cette évolution. Deux de ces spécialistes souffrent toutefois moins que les autres: les vendeurs de produits télécoms et les adhérents d’une chaîne.

Toujours selon GFK, bien que le segment le plus dynamique soit occupé par le GSM 1800 et les produits Multibandes, le GSM 900 confirme sa position de leader (4 ventes sur 5 en Europe). GFK note également que les terminaux Dual Mode (DECT/GSM 900 ou DECT/GSM 1800) préfigurent la téléphonie de demain. Fini le téléphone domestique ou le téléphone mobile, un seul numéro permet d’identifier l’utilisateur. Les notions de mobile et de résidentiel perdront alors tout sens. Le taux d’équipement en téléphone personnel devrait atteindre alors un niveau très élevé. (Stratégies Télécoms & Multimédia 10 au 17/12/1998)