Pour son dernier exercice "individuel" clos au 31 mars, l'opérateur britannique Vodafone, dont la fusion avec Airtouch annoncée il y a six mois doit donner naissance au numéro un mondial de la tél...

Pour son dernier exercice "individuel" clos au 31 mars, l'opérateur britannique Vodafone, dont la fusion avec Airtouch annoncée il y a six mois doit donner naissance au numéro un mondial de la téléphonie mobile, a présenté hier des résultats records. Tout en maintenant sa part de marché à 37 % au Royaume-Uni face à une "compétition intense", le groupe a réalisé en 1998 un chiffre d'affaires de 3,36 milliards de livres (5,23 milliards d'euros), en hausse de 36 %, et un résultat avant impôts de 935 millions de livres (1,45 milliard d'euros), en progression de 44 %. Vodafone s'est déclaré prêt à lancer dès l'automne prochain de nouveaux services interactifs et d'accès à Internet (disponibles à partir de mobiles). Chris Gent, son directeur général, a déclaré hier "une fois finalisée, notre fusion avec AirTouch va plus que doubler notre potentiel de croissance à la fois dans le téléphone cellulaire conventionnel, où nous serons le leader mondial, et dans les nouveaux services qui vont marquer l'arrivée de l'ère de l'information sans fil. Il est désormais certain que la moitié de la population des principaux marchés industrialisés aura adopté un téléphone cellulaire d'ici à 2002". Le nouvel ensemble Vodafone-AirTouch disposera à lui seul de 60 millions de clients. Avec 2,145 millions de nouveaux clients, Vodafone a enregistré au Royaume-Uni une croissance de 14 % de son résultat. Sa clientèle internationale représentant désormais 46 % de la base de clientèle globale du groupe a plus que doublé (2,456 millions d'abonnés). Détenant 20 % du capital de SFR, Vodafone devrait dégager cette année en France une "contribution significative aux profits du groupe". La société est également actionnaire à 55 % de Panafon en Grèce et à 20 % d'Europolitan en Suède. Sa filiale néerlandaise Libertel (détenue à 70 %) pourrait être introduite prochainement à la Bourse d'Amsterdam. Pour compléter sa couverture aux Etats-Unis, Vodafone est prêt à investir 2 à 3 milliards de dollars dans le rachat de sociétés ou de licences. (Les Echos - le Figaro - 9/06/1999)