Si les startups bénéficient d’une hausse des investissements de la part des “business angels,” ceux des fonds de capital-risque ont reculé en 2012.

2012 ou le déclin des investissements de capital-risque

Après deux années de croissance soutenue, 2012 marque un tournant dans le monde du capital-risque, avec un net déclin des investissements de la part des fonds de capital risque. Une étude Ernst&Young intitulée “Turning The Corner” étudie l’évolution des investissements en 2012, et note que 2012 a vu décliner aussi bien les montants que le nombre d’investissements, au plus bas deuis 2009. La tendance est mondiale, et touche aussi bien les poumons d’innovation américains que ceux d’Europe et d’Asie. Le retrait des investissements par les capitaux-risqueurs a néanmoins été compensé par le financement participatif et les investissements des “Angels” quant à eux en augmentation.

Une tendance globale

L’investissement mondial de capital-risque a atteint 41.5 milliards de dollars en 2012, ce qui représente une baisse de 20% par rapport à 2011. Le montant moyen des levées de fonds est passé de 9.6 millions à 8.4 millions de dollars en 2012. Cette tendance s’observe dans tous les secteurs et tous les berceaux d’innovation. Les écosystèmes les plus dynamiques, en terme de montants levés, sont la Silicon Valley, la Nouvelle Angleterre, la Californie du Sud, New York, et le Royaume-Uni, talonnés par Pékin, l’Allemagne, Israël et la France. Cela dit, c’est en Europe et aux Etats-Unis que les investissements et les levées de fonds restent les plus nombreux.

De nouvelles stratégies d’investissement

Ce déclin s’accompagne de nouveaux motifs d’investissement. Les fonds de capital risque sont plus frileux et prennent moins de risque. Ils préfèrent ainsi investir dans les entreprises qui génèrent déjà du revenu, et se détournent légèrement des startups moins matures. Cela se traduit par un déclin des investissements au stade du développement produit (de 32% à 17% entre 2006 et 2012), et par une augmentation des investissements à des stades de développement plus matures (de 56% en 2006 à 69% en 2012). Malgré ces chiffres, Ernst&Young estime que 2013 devrait marquer une reprise, avec une augmentation de la confiance, de meilleurs conditions économiques, et une plus grande prise de risque de la part des investisseurs.

 
Rédigé par Alice Gillet
English editorial manager