quinze fois plus chers que ceux de France Télécom. Exploitant en France 1 500 cabines publiques, 3C réalise l'exploit de faire payer 169 F pour cinq minutes de conversation avec les Etats-Unis. En...

quinze fois plus chers que ceux de France Télécom. Exploitant en France 1 500 cabines publiques, 3C réalise l'exploit de faire payer 169 F pour cinq minutes de conversation avec les Etats-Unis. En période rouge, ses tarifs sont quinze fois plus chers que ceux de France Télécom. Après 19 heures, ils sont dix neuf fois plus chers. Ayant pour cible les étrangers qui, venant de débarquer en France, n'ont pas eu le temps d'acheter la carte de France Télécom ou ne savent pas qu'elle existe, la société s'empare chaque semaine de nouveaux domaines : aéroports, grands hôtels, aires d'autoroute ... Il suffit de posséder une carte bancaire, dotée ou non d'une puce, pour appeler d'une cabine 3C. Ses cabines sont installées partout en Europe. 3C interrogé sur le coût excessif de ses tarifs se retranche derrière la liberté des prix. En effet, les tarifs pratiqués à partir de cabines installées dans des lieux privés ouverts au public ne sont soumis à aucune limitation de prix, à condition toutefois que le client soit averti. Mais dans ce domaine, 3C s'octroi quelques libertés. Bien que l'affichage du découpage de la planète en cinq zones soit réel et que le prix de l'unité y figure, on n'y apprend pas combien dure cette unité. Confirmant qu'une quarantaine de cabines appartenant à 3C sont situées dans l'aéroport de Roissy, Aéroports de Paris dit tout ignorer des tarifs en ajoutant que cela n'est pas son problème. Toutefois, Aéroports de Paris oublie de dire qu'il touche une commission sur chaque appel, dont le pourcentage est top secret. (Libération - 28/04/1998)