Selon une étude réalisée en juillet par Arthur Andersen Management et LMI auprès des responsables télécoms français de 96 entreprises, 81 % d’entre eux n’ont pas encore changé d’opérateur, mais 39 %...

Selon une étude réalisée en juillet par Arthur Andersen Management et LMI auprès des responsables télécoms français de 96 entreprises, 81 % d’entre eux n’ont pas encore changé d’opérateur, mais 39 % l’envisagent dans les six prochains mois. Selon l’étude, plus de 50 % des entreprises de plus de 500 personnes envisagent de changer d’opérateur ainsi qu’un peu plus de 20 % des entreprises de moins de 500 salariés. Parmi les secteurs prêts à changer d’opérateur, figurent en tête les administrations ( 60 % de réponses positives), les banques et les assurances (près de 50 %), loin devant l’industrie (30 % environ) Arthur Andersen Management a aussi relevé que les entreprises appartenant aux secteurs de la communication, des services ou au secteur industriel font davantage appel à plus d’opérateurs que les administrations. Dans 95 % des cas, c’est encore et toujours le prix qui détermine le choix et donc le changement d’opérateur. D’autres critères sont aussi confirmés par l’enquête 1998 comme la qualité des services ou la pérennité de l’opération (plus de 50 %). Par rapport à l’enquête 1997, les responsables télécoms accordent plus d’importance à de nouveaux points, comme la flexibilité du mode de facturation (30 % de oui, contre 9 % en 1997). En 1998, 45 % des entreprises interrogées disposent d’une stratégie télécoms mûre (contre 29 % en 1997). Le secteur banque-assurance avec pratiquement 100 % de stratégies mûres ou en cours de maturation arrive largement en tête, suivi par le monde de la communication (80 %), très loin devant les services et l’industire. Eléments devenant de plus en plus importants, la flexibilité des services proposés et leur facilité d’utilisation sont respectivement cités par 43 % et 41 % des entreprises, contre 18 et 21 % en 1997. De plus, 39 % des entreprises citent la disponibilité du service clientèle (5 % seulement en 1997). La qualité de la relation commerciale en revanche n’est guère citée. 40 % des entreprises jugent les offres des opérateurs peu claires, 16 % pas claires du tout. Que l’entreprise ait ou non changé d’opérateur au cours des six derniers mois, ce taux d’insatisfaction ne varie pas. (Dossier “Stratégie Télécoms” de huit pages - Le Monde Informatique - 11/09/1998)