pour 1998. Le coût du service public de téléphone pour 1998 vient d'être publié par Christian Perret, le secrétaire d'Etat à l'Industrie, sur proposition de l'ART. Essentiel pour l'ensemble des acte...

pour 1998. Le coût du service public de téléphone pour 1998 vient d'être publié par Christian Perret, le secrétaire d'Etat à l'Industrie, sur proposition de l'ART. Essentiel pour l'ensemble des acteurs du secteurs, ce chiffre conditionnne la rentabilité de leur activité. En effet, bien que ce service dit "universel" sera acquitté par France Télécom, l'ensemble des opérateurs le financeront au prorata de leurs parts dans le trafic téléphonique en France. Le coût exact de ce service pour France Télécom recouvre la péréquation tarifaire, le déficit d'accès, la desserte des cabines téléphoniques, l'annuaire et les tarifs spécifiques pour personnes en difficulté (handicapés et personnes sans ressources). Le poste le plus important, celui de la péréquation tarifaire, est estimé à 2,717 milliards de F. Appelé à disparaître progressivement au fur et à mesure que l'opérateur public remontera le prix de son abonnement, celui du déficit d'accès est évalué autour de 2,242 milliards de F pour 1998. En plus du coût d'interconnexion, les opérateurs concurrents verseront à France Télécom , pour financer ces deux postes, une sorte de taxe qui dépendra de leur part dans le trafic téléphonique global, et qui sera de 1,8 centime la minute. Les opérateurs de mobiles ne devront payer qu'un centime la minute. Un "fonds de service universel" alimenté par tous les opérateurs au prorata de leur part dans le trafic financera les cabines téléphoniques (163 millions) et les tarifs spécifiques (921 millions). L'autorité estimant que le service de l'annuaire et des renseignements téléphoniques ne coûte pas d'argent à France Télécom, celui-ci ne fera l'objet d'aucun financement. (Les Echos - 27/10/1997)