Titulaire d'une licence d'opérateur et du préfixe 9, 9 Telecom désormais piloté par Telecom Italia (85 % du capital, contre 15 % pour Bouygues) s'apprête à lancer dès mars prochain ses services au...

Titulaire d'une licence d'opérateur et du préfixe 9, 9 Telecom désormais piloté par Telecom Italia (85 % du capital, contre 15 % pour Bouygues) s'apprête à lancer dès mars prochain ses services aux entreprises, et en mai aux particuliers. Il cherche pour cela aujourd'hui des partenaires. PDG de 9 Telecom, Roberto Giannini déclare "la priorité de Bouygues est la téléphonie mobile, il est donc naturel que Telecom Italia cherche un partenaire important en France en raison de l'importance des investissements qui seront réalisés et des risques associés", tout en soulignant "qu'aucun dossier n'est encore ouvert" à ce jour et en précisant "le partenaire idéal devrait disposer de ressources financières importantes" et être à même de développer des synergies avec l'opérateur.

Roberto Giannini précise "en juin 1999, nous disposerons d'une couverture nationale et d'une capacité de transmission propre de 40 % de la capacité totale de notre réseau. Au terme de la deuxième étape, à la fin de l'année 2000, nous disposerons d'une capacité propre de 60 %". Pour déployer son réseau national et local, la société va investir au cours des cinq prochaines années près de 5 milliards de F (760 millions d'euros).

Pour 1999, l'opérateur mise sur un chiffre d'affaires de 300 millions de F (46 millions d'euros) avec 100 000 clients et pour 2002 sur 5 milliards de F avec 1 million de clients. L'an dernier, Telecom Italia a réalisé en France "entre 50 et 60 millions de F" par l'intermédiaire de sa filiale Tele Media International (TMI) en charge de la clientèle des entreprises multinationales.

La filiale française de TMI fusionnera fin mars avec 9 Telecom. La clientèle visée par l'opérateur va des grandes entreprises jusqu'aux particuliers, en passant par les PME-PMI et les TPE. Concernant le grand public, 9 Telecom s'intéressera en priorité aux "gros consommateurs" résidentiels susceptibles de générer une facturation annuelle d'environ 3 000 à 4 000 F. (Les Echos - Le Parisien - La Tribune - Le Figaro - 28/01/1999)