Les notifications mobiles sont un enjeu de taille pour les entreprises: le taux d’engagement d’une application avec push est 171 % plus important qu’une application qui s’en passe.

A chaque application, sa notification dédiée

51 notifications mobiles sont envoyées par une application mobile chaque mois. Multiplié par le nombre d’applications utilisées par les utilisateurs les plus actifs du smartphone (26,8), on comprend bien que tous les pushs ne soient pas suivis d’engagement.

La question du timing a déjà été traitée par différentes start-up. Triggerhood repère le moment où la personne n’est pas en activité, HealthyMind attend pour sa part de ne plus détecter aucun mouvement, Yo ! catégorise les notifications, et enfin Ringly propose une bague connectée qui vibre discrètement en guise de push.

Mais au-delà du moment adéquat, il y a aussi le nombre de pushs et leur intérêt relatif qui posent problème. La start-up américaine Projector s’est intéressée à ce triptyque en apportant des solutions ciblées par application et par utilisateur. Par exemple pour Twitter, un barrage est mis en place en amont et quand un tweet devient viral, l’application permet de condenser l’afflux d’alertes en une seule. Dans le cas d’Instagram, Projector repère les « trolls » qui « aiment » toutes les photographies de façon intempestive et les suppriment des pushs et des statistiques.

Enfin, le service utilise le geofencing (envoyer une alerte quand l’utilisateur entre ou sort d’une zone définie) pour stopper l’envoi de notifications pendant la conduite, et laisse l’utilisateur choisir quand il ne souhaite pas être dérangé : en réunion, pendant un repas de famille, etc. De quoi renforcer l'engagement des utilisateurs en supprimant l'effet « d'agacement ».

Rédigé par Cécile Puyhardy
Journaliste