A la recherche d'un allié étranger pour leur filiale commune de télécommunications Otelo, les groupes allemands RWE et Veba se sont mis d'accord jeudi "sur le principe" d'un partenariat dans les tél...

A la recherche d'un allié étranger pour leur filiale commune de télécommunications Otelo, les groupes allemands RWE et Veba se sont mis d'accord jeudi "sur le principe" d'un partenariat dans les télécoms avec l'opérateur américain Bell South. Cet accord sera finalisé "dans les prochaines semaines". En échange de sa part de 25 % dans le réseau de téléphonie mobile E-Plus, contrôlé à plus de 60 % par Otelo, Bell South doit prendre 15,5 % d'Otelo. Le feu vert du britannique Vodafone, troisième actionnaire d'E-Plus (17,9 %), est indispensable. Si les pourparlers en cours avec Vodafone échouent, Bell South "prendra dans un premier temps 10 % d'Otelo contre le paiement en cash avec la possibilité d'y intégrer ses parts dans E-Plus". Ayant lancé le 1er avril son service de téléphonie grand public, Otelo vise d'ici à l'an 2005 une part de marché de 12 à 17 %, soit un volume annuel de 7 à 9 milliards de marks (de 23 à 30 milliards de F) et des effectifs supérieurs à 10 000 personnes. D'ici à la fin de l'année, Otelo prévoit d'offrir un service combinant ses réseaux fixe et mobile. Employant actuellement 3 800 personnes, Otelo table sur 7 milliards de marks d'investissements pendant dix ans. Son chiffre d'affaires s'est élevé l'an passé à 500 millions de marks. Ayant son siège social à Atlanta, employant 81 000 salariés au total dans vingt pays, Bell South a réalisé pour sa part en 1997 un chiffre d'affaires d'environ 20,6 milliards de dollars (124 milliards de F environ). Une fois l'accord finalisé, Bell South aura un représentant au sein de la direction d'Otelo. (Les Echos - l'Agefi - La Tribune - 04/05/1998)