« L’un des verrous au haut débit à la Réunion vient de tomber ». Le conseil régional s’est déclaré satisfait de la décision de l’Autorité de Régulation des Télécoms, qui a imposé à France Télécom...

« L’un des verrous au haut débit à la Réunion vient de tomber ». Le conseil régional s’est déclaré satisfait de la décision de l’Autorité de Régulation des Télécoms, qui a imposé à France Télécom de diviser par 10 les tarifs que le groupe impose aux FAI (fournisseurs d’accès Internet) sur la location des liaisons vers la métropole.

Aujourd’hui, l’opérateur historique impose un tarif de 17.000 euros par mois : après intervention de l’ART, celui-ci va baisser à 1.500 euros mensuels. En janvier 2004, l'ART a été saisie de trois règlements de différends, énoncés par le Conseil Régional de la Réunion, la société Mobius et enfin la société Outremer Télécom, au sujet des conditions d'acheminement du trafic entre la métropole et la Réunion.

Jusqu’à présent, les opérateurs locaux ne disposaient pas d'offre de gros de transport adaptée à leurs besoins et ne pouvaient donc se permettre de proposer des offres d'accès Internet attractives. La région s’est plainte des tarifs excessifs pratiqués par France Télécom depuis la desserte de la Réunion par le câble sous-marin SAFE, qui relie la Malaisie à l’Europe, en passant par la Réunion.

Désormais, le groupe France Télécom a quatre semaines pour appliquer les tarifs que lui impose l’ART. A partir de là, le département devrait profiter d’un développement du haut débit favorisé par l’augmentation de la concurrence sur ce segment.

(Atelier groupe BNP Paribas - 12/05/2004)