Pour répondre aux difficultés rencontrées par le système de santé, le pays devrait investir dans les technologies, mais en tenant compte de l'existant. Le mobile, bien implanté pourrait être une solution et surtout une opportunité pour les opérateurs.

En Afrique du sud, l'avenir de la santé ne pourra se passer de téléphone

En Afrique du Sud, 14% de la population aurait accès à 57% des dépenses médicales totales du pays. Le pays a du coup besoin d'investissements pour soutenir le domaine médical et doit mettre en place un nouveau système qui permette de réduire les coûts, étendre et améliorer la qualité des soins à l'ensemble de la population. Pour la GSMA, auteur d'un rapport* sur le sujet, le mobile peut et doit conduire à des changements positifs en s'appuyant sur les infrastructures existantes. D'autant que dans le pays, le taux de pénétration arrive presque à saturation avec 98%. La GSMA a segmenté le secteur de la santé sud-africain en quatre. Les payeurs (gouvernement, industrie de l'assurance médicale, les soins restants à charge du patient), les fournisseurs, les producteurs (privé et public) et les consommateurs en examinant pour chacun les effets qu'apporterait la m-santé de mineur à significatif.

Un marché conséquent

Selon le rapport, la m-santé sera la plus bénéfique au gouvernement pour réduire les coûts et aux services privés et publics. Dans le secteur public, 49% des postes de santé sont vacants et le mobile pourrait réduire ce déficit de ressources en étendant la pyramide des soins de santé traditionnel et en autonomisant la population. Dans le privé, les payeurs font de gros efforts pour garder les patients hors de l'hôpital et le mobile permettrait de développer la surveillance à distance. Pour les fournisseurs tels que les groupes pharmaceutiques, l'impact du mobile serait moindre hormis ce qui concernerait le contrôle des stocks et de leur suivi. Pour le patient assuré ou non, le mobile permettrait de faire baisser les dépenses médicales.

Un besoin de prise de conscience

Toutefois, l'association a identifié plusieurs obstacles au développement durable de la m-santé. D'un point de vue technique, la connectivité Internet sur mobile reste faible mais augmente de façon exponentielle, avec des importations de smartphones, avant même les téléphones standards. Mais il existe également des contraintes budgétaires, un manque de compétences dans l'utilisation de technologie de l'information et de la communication que ce soit côté patient ou côté professionnel. Le manque de leadership de la classe politique est également un problème. Enfin, une incertitude demeure quant au degré de motivation à adopter la m-santé.

*C. Friderichs, Director of Health, GSMA, South Africa Mobile Health Market Opportunity Analysis (2012)

Rédigé par Claire Cavret
Social Media Manager