Après des années de pertes, l’activité téléphones mobiles d’Alcatel devrait cette année devenir une activité rentable. Absent du marché il y a encore trois ans, selon Patrick Liot, le président de...

Après des années de pertes, l’activité téléphones mobiles d’Alcatel devrait cette année devenir une activité rentable. Absent du marché il y a encore trois ans, selon Patrick Liot, le président de l’activité téléphones mobiles, Alcatel prévoit désormais de réaliser dans cette activité un chiffre d’affaires en 1998 “d’un peu plus de 1 milliard d’euros, soit environ 7 milliards de F”. De un million de terminaux vendus en 1996, 3 millions en 1997, Alcatel prévoit de vendre 8 millions d’unités en 1998. Pour s’imposer, Alcatel s’est concentré sur le segment du GSM, le standard numérique européen qui représente aujourd’hui 40 % du marché mondial du téléphone mobile, 50 % dans peu de temps. Pour la première fois cette année, Alcatel détiendra sur ce segment une part légèrement supérieure à 10 %. Pour séduire le grand public, Alcatel s’est associé avec des opérateurs de réseaux mobiles. Le groupe est ainsi devenu un important fournisseur de terminaux pour “les packages d’opérateurs”. Les “packs” représentent près du 80 % du marché européen. Avec 29 % de parts de marché, le groupe est numéro un en Espagne et avec 18 % numéro deux en France. Sur le marché européen, Alcatel revendique, pour le premier semestre 1998, la troisième place derrière Ericsson et Nokia. Réalisant 70 % de ses ventes en Europe, et voulant se renfoncer sur le marché chinois, devenu le premier marché mondial, Alcatel a lancé de nouveaux produits plus haut de gamme ou correspondant à de nouvelles niches (comme les adolescents par exemple).

En revanche, pour l’instant, le groupe n’a toujours pas réussi à s’imposer comme l’un des acteurs clefs de la partie infrastructure de réseau mobile, sa part de marché étant toujours inférieure à 10 %. (Les Echos - La Tribune - Le Figaro - 25/09/1998)