Déjà présent sur le marché de la radiotéléphonie par le biais d’une société de commercialisation d’abonnements (SCS), Carrefour fera son entrée à la mi-novembre sur le marché français des télécommun...

Déjà présent sur le marché de la radiotéléphonie par le biais d’une société de commercialisation d’abonnements (SCS), Carrefour fera son entrée à la mi-novembre sur le marché français des télécommunications. Directeur général de Carrefour France, Joêl Saveuse explique “nous ne voulions pas nous précipiter. Depuis 1992, nous avons acquis une expérience dans le mobile. Avec plus de 300 000 abonnés, nous sommes la troisième SCS française. Mais le 15 novembre, nous passerons à la vitesse supérieure en arrivant sur le marché des télécommunications fixes avec une offre claire et simple”. Commercialisant dès le 4 novembre des cartes prépayées, dont une rechargeable, en partenariat avec Kertel (filiale de PPR), Carrefour lancera en association avec Omnicom des services de téléphonie fixe (hors communications locales) pour un abonnement de 8 F et des tarifs inférieurs de 15 % environ à ceux de France Télécom “dans un premier temps, cette offre sera réservée au 1,4 million de possesseurs de notre carte Pass. Nous monterons en puissance progressivement. En outre, nous offrirons 10 minutes de communications nationales gratuites en heures creuses pour chaque tranche de 1 000 F dépensée dans nos magasins”. Cette prime sera réservée aux titulaires de la carte Pass. Omnicom se constituant un réseau longue distance à l’échelle nationale, Carrefour pourra donc offrir ce service partout en France. Par ailleurs, grâce au préfixe à un chiffre “le 5” dont dispose Omnicom, Carrefour proposera une offre simple, contrairement à Auchan qui demande à ses clients de pianoter avant chaque numéro un code d’une dizaine de chiffres. Enfin, Omnicom ne s’adressera en direct qu’aux entreprises, laissant à Carrefour le soin de conquérir la clientèle grand public.

Ce partenariat avec Carrefour devrait permettre à Omnicom de “remplir ses tuyaux” aux heures où ses clients professionnels traditionnels téléphonent le moins. Joël Saveuse précise “en moyenne, ce sont entre 800 000 et 1 million de personnes qui passent dans nos magasins tous les jours. En outre, au-delà de nos publicités traditionnelles, nous diffusons cinquante-six fois par an des catalogues jusqu’à 15 millions d’exemplaires. Nous pouvons assurer le lancement de ce nouveau service” tout en prévenant “dans tout ce que nous faisons, nous devons tendre vers une part de marché de 10 %”. (Les Echos 26/10/1998)