de Mannesmann. Olivetti a annoncé vendredi son mariage dans les télécommunications avec l'allemand Mannesmann. Trois phases sont prévues. Olivetti transfèrera d'abord à une société de droit hollanda...

de Mannesmann. Olivetti a annoncé vendredi son mariage dans les télécommunications avec l'allemand Mannesmann. Trois phases sont prévues. Olivetti transfèrera d'abord à une société de droit hollandais, OMTS, qu'elle contrôle totalement, ses 66,7 % dans Infostrada (téléphonie fixe) et ses 50,7 % dans Omnitel Sisterni Radiocellulari. Mannesmann prendra, au plus tard le 15 décembre, 25 % d'OMTS pour 1.100 milliards de lires (3,8 milliards de F environ). Au plus tard en mars 2000, Mannesmann prendra une nouvelle part d'OMTS pour 1.250 milliards de lires (4,3 milliards de F), ce qui lui permettra de contrôler cette société à 49,9 %. Une nouvelle société commune sera constituée par les deux groupes qui chapeautera Omnitel (téléphonie mobile) et Infostrada (téléphonie fixe), toutes deux filiales d'Olivetti. Basée sur une évaluation d'Omnitel (1,6 million de clients aujourd'hui) à 14.500 milliards de lires (50 milliards de F), cette transaction permet à Olivetti de réaliser sur le plan financier une très bonne opération. De plus, le groupe italien qui procédera à une importante augmentation de capital lui permettant d'encaisser près de 3,1 milliards de F a obtenu l'accord de Mannesmann pour faire partie du consortium de garantie de placement à hauteur de 25 % des actions qui ne trouveraient pas preneur. Grâce à ce partenaire peut être moins prestigieux que Bell Atlantic et France Télécom, Olivetti va pouvoir assurer le développement de sa branche des télécommunications. En prenant acte des déclarations d'Olivetti, France Télécom souligne que celles-ci "ne sont pas en ligne avec les accords qui ont été paraphés en avril dernier". Bien que toujours disposé à nouer un ou plusieurs partenariats en Italie, son divorce forcé avec Olivetti constitue pour l'opérateur français un handicap sérieux pour sa politique d'internationalisation sur le marché italien. (Les Echos - La Tribune - Libération - 08/09/1997)