télécommunications longue distance WorldCom, prend le contrôle de Compuserve. Afin de reprendre l'initiative face à Internet, AOL et Compuserve cherchaient depuis des mois à unir leur force. C'est d...

télécommunications longue distance WorldCom, prend le contrôle de Compuserve. Afin de reprendre l'initiative face à Internet, AOL et Compuserve cherchaient depuis des mois à unir leur force. C'est désormais chose faite grâce à l'entremise de WorldCom. WorldCom reprend donc Compuserve pour 1,2 milliard de dollars en actions, tous les actionnaires de Compuserve recevront 0,4 action WorlCom pour 1 action de leur société. Une fois l'opération terminée, WorldCom conservera l'infrastructure technique de Compuserve et ses 1 200 entreprises clientes dont Visa et Fedex, et rétrocédera à AOL les abonnés particuliers. De son côté, AOL cédera à WorldCom sa filiale ANS spécialisée dans l'infrastructure de réseau et la clientèle professionnelle. AOL, en plus de cet échange touchera 175 millions de dollars en cash de WorldCom. Grâce à cet apport de clientèle, AOL avec près de 12 millions d'abonnés sera désormais loin devant Microsoft et ses 2,3 millions de souscripteurs. Compuserve passera en Europe sous le contrôle d'AOL allié à l'allemand Bertelsmann. 75 millions de dollars seront payés par ce dernier à AOL. Pour le groupe AOL dont la santé financière reste fragile (499 millions de dollars de pertes pour un chiffre d'affaires de 1,669 milliard sur l'exercice 1996-1997), cet accord compliqué qui lui permet de ne rien débourser tout en augmentant son nombre d'abonnés de 3 millions est une bonne affaire. Comme l'explique le directeur général de WorldCom France "AOL se concentre sur l'édition de contenu. WordlCom règlera tous les problèmes techniques d'accès au réseau. Nous devenons en quelque sorte leur transporteur. Cela nous permet d'accroître le trafic sur notre réseau et de rentabiliser nos investissements". Chez AOL France, on estime que cette acquisition va permettre, non seulement de réaliser d'importantes économies d'échelle, mais aussi la possibilité de se développer dans des pays où ils sont encore absents comme la Belgique, les Pays-Bas, l'Italie et l'Espagne. (Les Echos - Le Figaro - Libération - La Tribune - 09/09/1997)