A partir du 1er juillet, appeler un abonné Itinéris depuis un poste fixe coûtera 2,38 F la minute (contre 3 F aujourd'hui) et 1,19 F en heures creuses (à partir de 21 h 30). "Dès la rentrée", SFR ap...

A partir du 1er juillet, appeler un abonné Itinéris depuis un poste fixe coûtera 2,38 F la minute (contre 3 F aujourd'hui) et 1,19 F en heures creuses (à partir de 21 h 30). "Dès la rentrée", SFR appliquera une baisse similaire d'environ 20 %. Pour sa part, Bouygues Télécom respectera cet ordre de grandeur et ce calendrier. Alors que la France dispose, par le biais des forfaits, des tarifs entrants (appel passé depuis un mobile) parmi les moins chers d'Europe, les tarifs entrants figurent en revanche parmi les plus chers. 2,54 F sur 2,97 F HT la minute revient à l'opérateur mobile. Le solde revient à France Télécom qui perçoit pour "peines et soins" (facturation) et acheminement vers le réseau mobile environ 43 centimes. En 1998, les appels entrants ont représenté un tiers environ du chiffre d'affaires des opérateurs mobiles. Pour Itinéris et SFR, une baisse de près de 20 % devrait donc représenter un manque à gagner de l'ordre du milliard de F et de plusieurs centaines de millions de F pour Bouygues Télécom. Déjà prise en compte par les milieux financiers, cette évolution n'inquiète pas cependant SFR "ces évolutions tarifaires, anticipées par SFR, laissent inchangées ses dernières perspectives de résultat tant pour l'année 1999 que pour le moyen terme". Afin de compenser ce manque à gagner, SFR réclame une hausse de la rémunération des appels vers les mobiles transitant par l'étranger. En effet, aujourd'hui, les appels ayant "fait un détour" par l'étranger ne rapportent aux opérateurs mobiles que 30 centimes, ce qui permet de vendre des minutes de communication à 1,50 F environ. Pour lutter contre cette pratique, SFR va augmenter ses tarifs de terminaisons d'appels par paliers jusqu'à 1,38 F au 1er juillet 2000, (73 centimes à partir du 1er juin 1999 de manière rétroactive et 1,06 F lors de l'entrée en vigueur à la rentrée de ses nouveaux tarifs). N'acceptant pas ces tarifs dans l'immédiat, France Télécom sera néanmoins prêt à discuter d'une évolution lorsque SFR et Bouygues Télécom auront baissé leurs prix d'appels entrants. L'ART demande aussi que France Télécom baisse le montant des "peines et soins" et de l'acheminement vers les réseaux mobiles de manière proportionnelle. L'ART écrit "un bilan de la situation au 31 mas 2000 sera dressé avec les opérateurs, afin de définir les modalités d'une nouvelle baisse l'été suivant". De son côté, le porte parole de France Télécom souligne "20 % ce n'est pas suffisant, il faudra encore baisser avant l'été prochain". L'ART souhaite enfin que les tarifs soient fixés à l'avenir par les opérateurs mobiles et qu'un utilisateur puisse appeler un mobile en choisissant l'opérateur fixe de son choix. (Les Echos - Le Parisien - La Tribune - Le Figaro - 30/06/1999)