Le consommateur a bien du mal à faire son choix parmi les trois opérateurs, les 7 sociétés de commercialisation de services (SCS), les 26 formules tarifaires au moins, sans oublier les promotions et...

Le consommateur a bien du mal à faire son choix parmi les trois opérateurs, les 7 sociétés de commercialisation de services (SCS), les 26 formules tarifaires au moins, sans oublier les promotions et autres tarifs spéciaux. Le doublement du marché du téléphone mobile en France (11 millions d'abonnés) s'accompagne d'un mécontentement croissant des utilisateurs. Selon une enquête menée par l'Institut TMO auprès de 2 000 personnes, 58 % des usagers des portables ont rencontré au moins un souci depuis un an. Seule la moitié de ceux ayant effectué une démarche auprès de leur opération a vu son problème résolu. La grogne des utilisateurs s'est exprimée hier lors d'un colloque organisé à Paris par l'ART sur le thème "Les consommateurs et la téléphonie mobile".

Au cours de ce colloque, le président de l'ART a annoncé qu'il réunira "dans la deuxième quinzaine de février" les opérateurs de téléphonie mobile (SFR, Bouygues Télécom, Itinéris) et France Télécom sur le sujet des tarifs "entrants" jugés trop élevés.

Les griefs des consommateurs sont nombreux vis-à-vis des relations contractuelles avec les opérateurs et leurs intermédiaires, les SCS : contrats incompréhensibles pour la majorité des clients, clauses de révision, de résiliation ou d'exonération de responsabilité abusives, absence de délai de rétractation, publicités mensongères, vente forcée de services optionnels ... Les associations de consommateurs estiment que les fournisseurs de services ont parfois établi des contrats propres à leur profession alors que les relations contractuelles de ce type peuvent être régies par les dispositions légales du Code de la consommation. Hervé Mondange, représentant de l'Association Force ouvrière consommateurs précise "c'est ainsi le cas des clauses abusives figurant dans les contrats d'abonnement, et la Commission des clauses abusives, qui vient de se saisir du dossier de la téléphonie mobile, doit rendre une recommandation prochainement sur ce sujet". Les opérateurs, pour leur part, refusent certains griefs portant par exemple sur la reconduction tacite pour une durée d'un an des contrats à leur date anniversaire ou les problèmes de qualité de service liés à une défaillance de couverture. (Les Echos - Le Parisien -La Tribune - Libération - 14/01/1999)